Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Mahdia a ordonné, mercredi 20 mai 2026, le placement en détention de quatre personnes dans le cadre d’une enquête liée à une affaire de stupéfiants ayant débuté après une surdose signalée à l’hôpital.
Une enquête ouverte après un signalement médical
L’affaire a été déclenchée à la suite de la prise en charge, dans un établissement hospitalier, d’un individu retrouvé en état d’inconscience. Selon les premiers éléments médicaux, la victime aurait été victime d’une overdose, a indiqué le porte-parole du tribunal, Walid Chatbri.
Les investigations ont rapidement conduit les autorités à s’intéresser aux circonstances ayant précédé la dégradation de son état de santé. Les enquêteurs ont établi que la victime se trouvait, avant les faits, en compagnie d’un groupe de personnes dans un restaurant touristique de la région.
Des soupçons de réseau organisé
À la suite de ces premiers éléments, le parquet a ouvert une information judiciaire. Huit personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête.
Les charges retenues sont particulièrement lourdes. Elles incluent notamment la constitution d’une bande organisée en lien avec des infractions relatives aux stupéfiants, le trafic, la contrebande et l’importation de drogues.
Les suspects sont également poursuivis pour mise à disposition de locaux destinés à la consommation et au trafic de stupéfiants, détention et consommation en lieu public, ainsi que pour des soupçons liés à un réseau de blanchiment d’argent. Une accusation de détention illégale d’arme à feu figure également dans le dossier.
Quatre incarcérations et poursuite des investigations
Au terme des auditions, le juge d’instruction a décidé de placer quatre des huit suspects en détention provisoire. Une cinquième personne fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire.
Au total, l’enquête concerne environ 30 personnes, selon Mosaique fm. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des responsabilités et d’éclaircir les circonstances exactes de cette affaire. Les autorités judiciaires n’excluent pas de nouvelles interpellations.