La vieille dame de la musique tunisienne garde un profil plutôt bas en cette période de festivals d’été. Et pourtant, il relèverait de la logique la plus élémentaire que la Rachidia puisse avoir au moins un rendez-vous annuel avec le public des festivals.
Fondée en 1934, la Rachidia est l’une des racines les plus remarquables du paysage musical tunisien. Pourtant, ces dernières années, on sent que cette institution est en recul, qu’elle ne se produit plus aussi souvent en public.
Programmer la Rachidia durant les festivals pourrait apporter un soutien à cette véritable école de la musique classique qu’est le malouf.
Autrefois, cette formation donnait un concert mensuel au Théâtre municipal et se produisait durant Ramadan. Mais, de nos jours, on dirait la Rachidia absente et en pénurie de moyens alors qu’elle compte un public important et un répertoire unique.
Que faire pour rendre ses lettres de noblesse à cette institution ? Comment lui apporter le soutien nécessaire en ces temps difficiles ? Autant de questions qui mériteraient une réponse et un plan d’action de la part des services publics.
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