La Galerie Kalysté ouvre ses portes à l’univers de Malek Saadallah. À travers cette nouvelle exposition, l’artiste nous invite à une confrontation avec des figures hybrides, nées d’un trait aussi nerveux qu’assuré.
L’esthétique du chaos maîtrisé
Diplômé en infographie et formé aux arts plastiques entre Tunis et Rome, Malek Saadallah s’est forgé une identité visuelle reconnaissable entre toutes.
Son travail, souvent qualifié de surréaliste, dépeint une humanité en mutation. Ses personnages, à la lisière de l’insecte et de l’automate, habitent un espace saturé de lignes et de couleurs vives.
Chaque œuvre est une décharge graphique
Dans la série Les Indomptés, l’artiste semble explorer l’instinct de résistance. Chaque œuvre est une décharge graphique. Le trait n’est jamais figé ; il sature la toile pour donner vie à des créatures qui, malgré leur déshumanisation apparente, conservent une force vitale déconcertante.
Est-ce une critique de notre modernité ou une célébration de la liberté sauvage ? La réponse appartient au regardeur.
L’artiste ne se cantonne pas à la rigueur de la plume. Son travail actuel témoigne d’une approche plurielle. Il convoque le feutre, l’encre, parfois l’acrylique ou des rehauts de couleurs saturées pour structurer ses visions.
Rompre avec le monochrome
Ses personnages, à la fois mécaniques et organiques, semblent émerger d’une accumulation de strates.
Saadallah, fort de son expérience de designer et de plasticien, joue avec les supports. Il ne dessine pas seulement des formes, il sculpte le vide autour de ses figures. Les contrastes de couleurs, visibles sur l’affiche entre le vert acide et le bleu électrique, révèlent une volonté de rompre avec le monochrome pour embrasser une expressivité plus brutale.
