Après avoir atteint des niveaux historiques ces derniers mois, le prix de l’or connaît un net repli sur le marché tunisien. Le gramme d’or se négocie désormais entre 370 et 380 dinars, contre près de 500 dinars au plus fort de la hausse, selon le président de la Chambre nationale des commerçants de bijoux, Hatem Ben Youssef.
Intervenant mardi 28 juillet 2026 sur les ondes de Mosaïque FM, Hatem Ben Youssef a estimé que le métal précieux était redevenu « accessible », après plusieurs mois marqués par une flambée exceptionnelle des prix qui avait fortement freiné les achats de bijoux et d’objets en or.
Le responsable professionnel a également indiqué que le prix de l’or vendu « au poids » ou issu de bijoux d’occasion (« casse ») se situe actuellement autour de 260 dinars le gramme. Ce tarif varie toutefois selon la pureté du métal, son état et la qualité du bijou.
Une hausse spectaculaire depuis fin 2024
Selon Hatem Ben Youssef, le gramme d’or s’échangeait entre 260 et 300 dinars à la fin de l’année 2024. Les cours ont ensuite connu une progression rapide, portée par les tensions géopolitiques et l’envolée des prix sur les marchés internationaux, jusqu’à atteindre un sommet d’environ 500 dinars le gramme.
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Cette hausse s’était répercutée directement sur le marché tunisien, où les bijoutiers avaient constaté un ralentissement de la demande, de nombreux consommateurs reportant leurs achats en raison du coût élevé des bijoux.
Les marchés mondiaux restent déterminants
Les prix de l’or en Tunisie sont étroitement liés aux cours internationaux, eux-mêmes influencés par les crises géopolitiques, les politiques monétaires des grandes banques centrales et les mouvements des investisseurs vers les actifs considérés comme des valeurs refuges.
Selon Hatem Ben Youssef, la guerre entre la Russie et l’Ukraine a constitué l’un des principaux facteurs ayant alimenté la flambée des prix ces dernières années. À l’inverse, il estime que le conflit entre les États-Unis et l’Iran a contribué à la récente baisse des cours, dans un contexte de réajustement des marchés.
Malgré ce recul, le prix du gramme demeure sensiblement supérieur aux niveaux observés il y a deux ans, ce qui témoigne d’un marché encore marqué par une forte volatilité et dépendant de l’évolution de la conjoncture internationale.