Les visiteurs des musées, monuments historiques et sites archéologiques tunisiens devront désormais composer avec de nouveaux tarifs d’entrée, entrés en vigueur ce mercredi en vertu d’un arrêté conjoint des ministères des Finances et des Affaires culturelles, publié au Journal officiel. Cette réforme introduit un reclassement en cinq catégories, de A à E, avec une hausse progressive prévue jusqu’en janvier 2027 selon la valeur patrimoniale de chaque site.
Le Bardo, Carthage et El Jem parmi les sites les plus chers
Le Musée national du Bardo, classé en catégorie A, voit son billet fixé à 30 dinars à partir du 1er avril 2026, avant une nouvelle hausse à 45 dinars dès janvier 2027.
Les sites de catégorie B, qui regroupent notamment Carthage, El Jem et Kairouan, passent à 20 dinars, avec un tarif qui grimpera à 30 dinars l’an prochain.
Pour les Tunisiens et les résidents étrangers, des tarifs préférentiels sont maintenus, allant de 4 dinars pour les sites de catégorie E à 9 dinars pour Carthage. Le tarif réduit unique de 2 dinars reste appliqué pour les écoliers, les étudiants et les détenteurs de la carte « Jeune ».
Gratuité élargie à de nouveaux bénéficiaires
Le nouvel arrêté élargit aussi la liste des personnes bénéficiant d’un accès gratuit. Sont désormais concernés les blessés de la Révolution, les ayants droit des martyrs, les personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs, les agents des forces sécuritaires et militaires, les agents du ministère des Affaires culturelles ainsi que leurs familles.
Les journées portes ouvertes maintenues
La gratuité pour l’ensemble du public reste également maintenue à des dates symboliques : le premier dimanche de chaque mois, les jours fériés officiels, le 18 avril, Journée internationale des sites et monuments historiques, le 18 mai, Journée internationale des musées.