Jusqu’à 15 000 dollars. Le chiffre a circulé, frappé les esprits, parfois sans nuances. L’ambassade des États-Unis en Tunisie est revenue, ce lundi, pour recadrer.
Dans une publication diffusée sur sa page officielle Facebook, la représentation diplomatique américaine rappelle les conditions d’application de cette caution exigée pour certains demandeurs de visa B1/B2 (affaires et tourisme), à partir du 2 avril 2026.
Derrière le montant, un cadre. Et surtout, des limites.
Une mesure encadrée, loin d’être généralisée
L’ambassade insiste : la caution ne concerne que les Tunisiens dont la demande de visa est approuvée à partir de cette date, notamment dans le cadre de nouvelles demandes ou de renouvellements.
Les détenteurs d’un visa déjà valide avant le 2 avril ne sont pas concernés. Même chose pour les étudiants titulaires de visas F ou M, exclus du dispositif.
Une fois acceptés, les demandeurs concernés se verront délivrer un visa à entrée unique, valable jusqu’à trois mois, après paiement de la caution. Une somme présentée comme une garantie, et non comme un droit d’entrée.
Paiement, intermédiaires : l’alerte de l’ambassade
C’est sans doute le point sur lequel l’ambassade insiste le plus. Ne rien payer avant l’entretien consulaire.
Le message est clair : un paiement anticipé ne garantit rien, sinon le risque de tomber dans des circuits parallèles. L’ambassade met en garde contre les intermédiaires et les offres douteuses, dans un contexte où ce type de dispositif peut alimenter les tentatives d’escroquerie.
Autre précision : toute somme versée en dehors du cadre officiel n’est pas récupérable.
En revanche, la caution, elle, est remboursée — à condition de respecter les règles du séjour et de quitter le territoire américain dans les délais.
Une mesure spectaculaire sur le papier, dont l’effet réel pourrait toutefois rester limité dans un pays où l’Amérique ne constitue pas la première destination visée par les demandeurs de visa.
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