À quelques jours de l’Aïd el-Fitr, la tension est assez palpable sur les marchés tunisiens. Farine et beurre, deux produits essentiels pour les préparatifs des fêtes, se font de plus en plus rares sur les étals, suscitant inquiétude et frustration chez les consommateurs.
Face à cette situation, le ministère du Commerce a reconnu l’existence de perturbations dans l’approvisionnement. Les autorités évoquent notamment une forte pression sur la demande, accentuée par les habitudes de consommation liées à cette période de l’année.
Injection de quantités supplémentaires
Dans une tentative d’apaisement, le ministère a annoncé l’injection de quantités supplémentaires de farine et de beurre sur le marché. L’objectif est de répondre à la demande croissante et d’éviter une aggravation de la pénurie à l’approche de l’Aïd.
Cependant, cette réponse intervient dans un contexte marqué par des dysfonctionnements persistants dans les circuits de distribution. Des pratiques spéculatives ont été pointées du doigt, certains acteurs profitant de la forte demande pour stocker les produits et les revendre à des prix plus élevés.
Les autorités appellent ainsi les citoyens à éviter les achats excessifs, estimant que la ruée sur certains produits contribue directement à leur raréfaction. Parallèlement, les services de contrôle économique ont intensifié les opérations de surveillance, avec des saisies importantes de produits dérivés des céréales durant le mois de Ramadan.
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Fragilité du système d’approvisionnement
Malgré ces mesures, la coïncidence entre cette pénurie et la période de l’Aïd met en lumière la fragilité du système d’approvisionnement, particulièrement en période de forte consommation. Une situation qui relance le débat sur la régulation du marché et la lutte contre la spéculation en Tunisie.