La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi 26 février 2026 en soirée, de rejeter la demande de libération de Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty. L’examen du dossier a été reporté au 12 mars prochain. L’activiste est poursuivie avec d’autres prévenus dans une affaire liée à la gestion de l’organisation.
Rejet de la demande de mise en liberté
Réunie en audience, la chambre criminelle a refusé d’accorder la libération provisoire sollicitée par la défense. Saadia Mosbah demeure ainsi en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des irrégularités présumées dans la gestion administrative et financière de l’association.
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Arrêtée le 5 mai 2024 pour des soupçons de blanchiment d’argent et de corruption financière, elle avait fait l’objet d’un mandat de dépôt le 16 mai 2024. L’enquête vise également d’autres personnes impliquées dans la gestion de la structure.
Un parcours militant marqué par la lutte contre le racisme
Fondée en 2013, l’association Mnemty s’est illustrée dans la lutte contre la discrimination raciale en Tunisie et dans l’accompagnement des migrants subsahariens. L’engagement de Saadia Mosbah et d’autres militants des droits humains a notamment contribué à l’adoption, le 9 octobre 2018, de la loi criminalisant la discrimination raciale.
Figure du militantisme antiraciste, Saadia Mosbah avait reçu en 2023 le Prix annuel des champions mondiaux de la lutte contre le racisme, décerné par le secrétaire d’État américain Antony Blinken.
Le tribunal poursuivra l’examen de l’affaire lors de l’audience fixée au 12 mars, dans l’attente de nouveaux développements judiciaires.