Le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière au sein du tribunal de première instance de Tunis a rendu un jugement lourd dans une affaire de jeux d’argent en ligne et de blanchiment d’argent opérant dans le gouvernorat de l’Ariana.
La chambre criminelle compétente a condamné deux accusés à sept ans de prison ferme. Douze autres prévenus ont écopé de lourdes amendes financières. L’affaire porte sur l’exploitation de plateformes de paris électroniques en dehors de tout cadre légal, couplée à des opérations de dissimulation et de recyclage de fonds.
Blanchiment d’argent
Selon les éléments relayés par Mosaique FM, les chefs d’accusation incluent le blanchiment d’argent en profitant des facilités offertes par des fonctions occupées, l’organisation de jeux de hasard hors des formules autorisées, des transactions financières entre résident et non-résident en infraction avec la réglementation des changes, ainsi que la détention de monnaie tunisienne d’origine inconnue.
Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont permis d’estimer les revenus générés par ces activités illicites à près de six millions de dinars. Un montant qui illustre l’ampleur économique du phénomène du jeu en ligne clandestin et son articulation avec des circuits financiers parallèles.
Plateformes électroniques
Au-delà des peines prononcées, ce dossier met en lumière la montée en puissance des mécanismes numériques dans les infractions financières. L’exploitation de plateformes électroniques permet de contourner plus aisément les dispositifs de contrôle traditionnels, tout en facilitant la circulation rapide des flux monétaires.
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