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Quand c’est César qui abat Brutus…

par Hatem Bourial
lundi 18 janvier 2016 09:29
dans Chroniques
Quand c'est César qui abat Brutus...

Depuis la révolution, la Tunisie ressemble parfois à la scène d’une tragédie grecque ou d’une execution à la romaine.
Machiavel et le chœur des tartuffes
Tous les ingrédients du « fatum » des Latins, ce que nous continuons à qualifier de « mektoub », sont en effet réunis. Du jeune premier au potentat machiavélique en passant par les intrigants et les courtisans, tous les personnages sont présents y compris un chœur qui oscille entre la rengaine des fripouilles et le Te Deum des tartuffes.
Un Dallas bédouin, sauce carthage
Dans cette scène impitoyable, ce Dallas bédouin revu à la sauce Carthage, deux personnages émergent et la complexité de leurs rapports devrait nous interpeller.
Il ne s’agit pas du père César et de son fils qui retourne au bercail. Il ne s’agit d’aucune Phèdre, Clytemnestre, Eléctre ou Iphigénie. Il ne s’agit pas d’un Macbeth ou d’un Othello…
Les yeux troubles de Chimène
Il s’agit plutôt de deux hommes, l’un, jeune et dans la force de l’âge, et l’autre, géronte acclamé, qui maintenant a les yeux de Chimène pour son propre fils après avoir détourné le regard de son autre fils, spirituel et adoptif celui-là.

Je veux bien sûr parler du rapport complexe de Béji Caid Essebsi avec Mohsen Marzouk et du triangle imposé par le fils du premier.

L’honorable Béji répète à l’envi qu’il n’a pas d’héritier politique, comme pour se distancer de son propre fils. Pourtant, ce disant, c’est de Mohsen Marzouk qu’il tente de s’éloigner. C’est de l’ombre culpabilisante de ce dernier qu’il essaie de se démarquer.
Et si c’était BCE l’héritier intellectuel de Marzouk ?
Car, dans toute cette sombre querelle de Nidaa Tounes, c’est le père qui a trahi le fils spirituel. Pire, si je prenais si Béji au mot lorsqu’il affirme ne pas avoir d’héritier politique, je comprendrais dans cette phrase aux sens multiples que Marzouk ne lui doit rien.

En effet, pour les nombreux militants proches du Nidaa Tounes des origines, c’est bien Marzouk, l’inspirateur de celui qui, à cause de son charisme et son âge, était perçu comme son mentor.
Coup de théâtre et ivresse du pouvoir
Brusque coup de théâtre puisque, contrairement aux leçons de l’histoire, les choses ne se passeront pas comme dans les livres.

Ce n’est pas César ensanglanté qui se retournera vers Brutus qui venait de le poignarder prononçant le fameux « Tu quoque mii fili ? » (Toi aussi mon fils ?).

Chez nous, pays de haute tradition orientale, ce sont les pères qui tuent les fils, César qui abat Brutus, la jeunesse qui n’a jamais son heure face au pouvoir confisqué par les gérontes.

Regardez autour de nous: voyez le Premier ministre canadien, le président du Conseil italien, la chancelière allemande voire le président américain. Dans la plénitude de leur jeunesse, ils gouvernent.
Jeunesse du monde, gérontes de mon pays…
Regardez maintenant notre réalité, coincée entre le géronte de Carthage et celui de Montplaisir, le César qui abandonne Brutus et celui qui, sans avoir l’air d’y toucher, est obéi au doigt et à l’œil par ses lieutenants.

Regardez maintenant cette jeunesse tunisienne qui finit par sombrer dans la démission, l’abattement et parfois le terrorisme. Qui lui a jamais donné sa chance ? Qui l’a écoutée sincèrement ne serait-ce qu’une fois ?
Chez nous, le père tue le fils
Triste constat, amère réalité: dans notre pays, c’est toujours César, qu’il soit père, patron, ministre ou président, qui finit par étouffer ou abattre Brutus.

Chez nous, ce sont trop souvent les pères qui tuent le fils et se demandent ensuite, éplorés et inconscients, pourquoi le sens de l’histoire leur tourne toujours le dos et pourquoi nous entrons dans la modernité à reculons.
Entre farce et tragédie
Encore une fois, un fils a été tué… Encore une fois, c’est Brutus que César vient d’exécuter. Non pas sur fond de tragédie mais au nom d’une farce grotesque, la plus piteuse des mascarades, la plus hésitante des révolutions…

Seulement, tel un Sphinx, Brutus pourrait renaitre, malgré tout… Et, tout le sens de la bataille à Nidaa Tounes réside dans la révolte des fils légitimes face aux acrobates, ivres de pouvoir, qui ne raisonnent qu’en termes de butin et non pas au nom du mandat que notre vote leur a confié…
H.B.

Tags: guerre

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