L’ISIE entre dans la danse et se dit prête pour des élections anticipées ou un référendum

L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) est-elle prête à organiser des élections anticipées ou un référendum si la situation exige qu’on en arrive là ?

Selon le président de l’ISIE, Nabil Baffoun, « l’instance est prête pour tous les scénarios, que ce soit des élections anticipées ou un référendum », a-t-il déclaré, ce vendredi 25 juin sur les ondes de la radio Shems fm.

A l’heure où la Tunisie est empêtrée dans une lutte sans fin contre le coronavirus, à l’heure où la machine économique éprouve beaucoup de mal à redémarrer, à l’heure où la crise politique est à son apogée, voilà qu’on évoque des élections anticipées.

Quand les politiques expriment leur avis sur la question, cela n’engage qu’eux, mais que l’ISIE entre dans ce jeu, manifestant, par la voix de son président, sa capacité à pouvoir gérer de nouvelles élections, la question devient plus que d’actualité.

Nous savons pertinemment que l’ISIE est capable de gérer des élections anticipées ou un référendum. Mais pourquoi l’invoquer à ce moment bien précis ?

Rappelons que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) aurait demandé l’organisation d’élections anticipées si la crise persiste, et ce, dans ce contexte de tension entre la centrale syndicale et le président de la République.

Il y a quelques jours, Noureddine Tabboubi a d’ailleurs révélé que le Chef de l’Etat avait l’intention de demander le retour à la constitution de 1959, d’y introduire quelques modification, et de la proposer à un référendum.

Comme il a exprimé son intention de demander un changement du système politique et du système électoral. Des propos qui convergent vers ceux de la réunion du 15 juin entre Kais Saied, le chef du gouvernement actuel, Hichem Mechichi ainsi que les anciens, Ali Laarayedh, Elyes Fakhfakh et Youssef Chahed.

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