Détecter plus tôt les départs de feu pour intervenir avant leur propagation : c’est l’objectif du projet tuniso-italien FORFIRE-AI, qui prévoit un site pilote dans la forêt de Dar Chichou, à El Haouaria. Doté de 773.683 euros sur trois ans, le projet combine intelligence artificielle, données météorologiques, satellites, caméras et drones.
Un dispositif combinant plusieurs sources
Le principe de FORFIRE-AI repose sur la combinaison de plusieurs technologies pour identifier rapidement les signes annonciateurs d’un incendie.
Des caméras, les données météorologiques et satellitaires ainsi que des drones doivent permettre de repérer de la fumée ou des points chauds. Le dispositif pourrait détecter ces signaux dans un rayon annoncé de 5 à 10 kilomètres et transmettre des images en temps réel.
L’objectif est donc de réduire le délai entre l’apparition d’un départ de feu et sa détection. L’intelligence artificielle doit contribuer à analyser les données recueillies et à identifier les situations susceptibles de signaler un incendie.
Le site de Dar Chichou, à El Haouaria, servira de terrain pilote pour tester cette approche dans des conditions réelles.
773.683 euros sur trois ans
Le projet dispose d’un budget de 773.683 euros et s’inscrit sur une période de trois ans. Mais le principal enjeu sera moins le montant du projet que sa capacité à produire un système réellement exploitable par les services chargés de la prévention et de l’intervention.
Le projet pourrait également servir de base à une extension vers d’autres zones forestières, notamment Sejnane.
Avant d’envisager ce passage à l’échelle, plusieurs indicateurs devront toutefois être mesurés sur le site pilote : précision de la détection, délai entre le signal et l’alerte, capacité à distinguer un véritable départ de feu d’un faux signal, couverture effective des équipements et fiabilité de la transmission des images.
Le calendrier constitue donc désormais le prochain élément à surveiller. La date de début des essais à Dar Chichou, le protocole de transmission des alertes et les critères retenus pour évaluer le pilote permettront de déterminer si FORFIRE-AI peut passer du stade expérimental à un véritable outil de surveillance des massifs forestiers.
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