La sélection tunisienne a vécu des heures totalement surréalistes à Monterrey, au Mexique. Entre limogeage annoncé, communiqué supprimé, maintien évoqué, séance d’entraînement dirigée par un entraîneur censé avoir été écarté et arrivée surprise d’un nouveau sélectionneur, les Aigles de Carthage ont offert l’image d’une fédération en pleine confusion au lendemain de la lourde défaite contre la Suède (1-5).
Tout commence dans la soirée du lundi 15 juin. Quelques heures après la gifle infligée par la Suède lors du premier match de la Coupe du monde, la Fédération tunisienne de football annonce officiellement la fin de sa collaboration avec Sabri Lamouchi. Dans le même temps, plusieurs médias rapportent que Mondher Kebaier, directeur technique national, doit assurer l’intérim.
Une tournure inattendue
Mais la situation prend rapidement une tournure inattendue. Le communiqué fédéral disparaît des réseaux sociaux et des informations contradictoires commencent à circuler. Certaines sources évoquent un possible maintien de Lamouchi à son poste, tandis que des désaccords internes au sein de la fédération sont signalés.
Le plus surprenant survient quelques heures plus tard. Alors qu’il est officiellement annoncé comme limogé, Sabri Lamouchi poursuit normalement son travail et dirige la séance d’entraînement de la sélection tunisienne à Monterrey. Plusieurs médias étrangers décrivent alors une situation de crise inédite au sein du camp tunisien.
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Pendant que l’incertitude règne autour du sélectionneur, un autre nom commence à circuler avec insistance : celui d’Hervé Renard. Double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations et figure reconnue du football international, le technicien français apparaît progressivement comme la véritable option privilégiée par les décideurs tunisiens.
Sous pression, la FTF confirme
Finalement, dans la nuit puis au petit matin de mardi, le feuilleton prend fin. La Fédération tunisienne confirme officiellement le départ de Sabri Lamouchi et annonce la nomination d’Hervé Renard pour la suite de la Coupe du monde. Le Français devient ainsi le nouveau patron des Aigles de Carthage avant les rencontres décisives face au Japon et aux Pays-Bas.
Cette séquence restera comme l’une des plus chaotiques de l’histoire récente de la sélection tunisienne. En moins de vingt-quatre heures, la Tunisie est passée d’un sélectionneur contesté à un entraîneur limogé mais toujours présent sur le terrain, avant de confier finalement son destin à Hervé Renard. À quelques jours d’un match déjà crucial contre le Japon, la question demeure : ce changement spectaculaire permettra-t-il de relancer une équipe profondément ébranlée par la débâcle face à la Suède ?