Le projet de diviser le gouvernorat de Sfax en deux entités administratives, Sfax Nord et Sfax Sud, revient dans le débat public. L’idée, qui n’est pas nouvelle et remonte à la période précédant 2010, a été relancée à la suite d’une réunion conjointe des conseils locaux de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaier, tenue le 18 septembre.
Intervenant sur le sujet sur les ondes de Diwan FM, le député à l’Assemblée des représentants du peuple Tarak Mahdi a défendu la possibilité de mettre en œuvre ce projet, présenté comme une réponse à l’évolution démographique et à l’étendue géographique du gouvernorat.
Selon lui, Sfax compte désormais plus d’un million d’habitants et pourrait atteindre environ 1,2 million en incluant les migrants. Le gouvernorat couvre par ailleurs un territoire particulièrement vaste, allant de Jebiniana et El Hencha au nord jusqu’à Skhira au sud, en passant notamment par Menzel Chaker, Agareb et Bir Ali Ben Khalifa.
Deux gouvernorats pour rapprocher les services du citoyen ?
L’un des principaux arguments avancés en faveur de cette réorganisation concerne la proximité des services publics. La création de deux administrations régionales permettrait, selon le député, de réduire les déplacements des citoyens et de désengorger une administration régionale aujourd’hui chargée de traiter les dossiers d’un territoire et d’une population importants.
La division pourrait également, selon cette proposition, accélérer le traitement des dossiers dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’équipement et l’éducation, en répartissant les responsabilités entre deux structures administratives.
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Le projet est également présenté comme un moyen de favoriser un développement plus équilibré entre les différentes zones du gouvernorat. Ses défenseurs estiment que deux administrations pourraient permettre de mieux orienter les investissements, les infrastructures et les équipements publics, notamment vers les zones périphériques et intérieures.
Tarak Mahdi évoque également la possibilité d’une répartition plus importante des moyens budgétaires et des équipements sanitaires et universitaires entre le nord et le sud de Sfax.
Une décision relevant de l’État
La concrétisation du projet dépendrait toutefois d’une décision politique au niveau central. Le député estime que la division administrative est réalisable si une volonté politique est engagée par la présidence du gouvernement.
Le projet reste ainsi, à ce stade, une proposition portée par des élus et des acteurs locaux. Sa mise en œuvre nécessiterait des décisions administratives et politiques définissant notamment les limites des deux futurs gouvernorats, leurs sièges, leurs compétences et la répartition des services et des ressources.