À l’école Bourguiba de Kou, dans la zone de Talh Ouest, à Gafsa, la rentrée scolaire ne s’est pas déroulée comme ailleurs. Trois élèves auraient dû retrouver leurs salles de classe, leurs enseignants et leurs camarades. Mais jusqu’à aujourd’hui, leurs cartables restent à la maison.
La raison : l’établissement a été fermé en raison du faible nombre d’élèves inscrits. Ils ne sont que trois cette année, un effectif jugé insuffisant pour maintenir l’école ouverte, rapporte Jawhara FM.
Les élèves souhaitent y continuer à étudier
Mais pour les familles concernées, cette décision ne signifie pas pour autant qu’il est possible de tourner la page. Les élèves souhaitent continuer à étudier dans leur école, tandis que leurs parents demandent aux autorités de trouver rapidement une solution qui leur permette de reprendre leur scolarité sans interruption.
Une autre école, située à environ 22 kilomètres, a été proposée comme solution de remplacement. Sur le papier, le transfert pourrait permettre aux trois élèves de poursuivre normalement leur année scolaire. Dans la réalité, le trajet pose une autre difficulté : les familles affirment ne pas disposer de moyens de transport leur permettant d’effectuer quotidiennement cette distance.
Lire aussi : Rentrée 2026-2027 : Enseignants, classes surchargées et nouveaux établissements, les annonces du ministre
Pour les parents, la question dépasse donc celle de la fermeture d’une petite école rurale. Il s’agit désormais de savoir comment garantir la scolarisation de trois enfants vivant dans une zone éloignée, alors même que l’établissement le plus proche susceptible de les accueillir se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres.
L’appel des familles
Les familles appellent ainsi les autorités régionales et les services concernés à intervenir rapidement, soit en réexaminant la décision de fermeture de l’école Bourguiba de Kou, soit en mettant en place une solution de transport ou un autre dispositif permettant aux élèves de rejoindre l’établissement voisin.
Derrière les chiffres et les décisions administratives, il reste ainsi trois enfants qui attendent de retrouver le chemin de l’école.