Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi 13 avril 2026, la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri au palais de Carthage, pour une réunion consacrée à l’examen de la situation générale dans le pays.
Au cœur de cet entretien, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’engager « plusieurs révisions » à différents niveaux, soulignant que la stabilité sociale constitue, selon lui, le préalable indispensable à toute stabilité politique.
Cohésion sociale comme socle de gouvernance
Cette articulation entre les deux dimensions traduit une lecture classique mais appuyée du pouvoir exécutif, qui place la cohésion sociale comme socle de gouvernance.
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Dans un ton critique, le président a également déploré le fait d’être amené à intervenir personnellement dans le traitement de certaines problématiques, dont il estime qu’une partie est « artificiellement créée ». Il a rappelé que la gestion de ces dossiers relève en priorité des responsables aux échelons national, régional et local, pointant ainsi des dysfonctionnements dans la chaîne de décision administrative.
Tournure plus ferme
Le discours présidentiel a pris une tournure plus ferme en conclusion. Kaïs Saïed a affirmé que les responsables actuellement en poste ont été choisis sur la base d’engagements précis, avertissant que ceux qui n’honorent pas leurs obligations seront remplacés. Il a insisté sur l’absence de tolérance envers « les défaillants ou les démissionnaires de fait », évoquant la possibilité de faire appel à « des compétences patriotes » pour assurer la relève.
Cette prise de position s’inscrit dans une logique de responsabilisation accrue de l’appareil exécutif, sur fond de pressions sociales et économiques persistantes en Tunisie. Elle laisse entrevoir, en filigrane, d’éventuels ajustements au sein de l’administration dans les semaines à venir.