Le prix du kilogramme de tomates fraîches atteint actuellement entre 5 et 6 dinars, voire davantage sur certains marchés, selon Midani Dhaoui, président du Syndicat tunisien des agriculteurs. Face à cette flambée, le responsable dénonce notamment les marges pratiquées par les intermédiaires, alors que les prix à la production restent nettement inférieurs.
Dans une déclaration accordée à la radio Jawhara fm, il situe le prix payé aux producteurs entre 1 et 1,8 dinar le kilogramme. Un écart important avec les tarifs observés au détail, qui relance la question de la formation des prix et du fonctionnement des circuits de distribution.
Des coûts de production en hausse
Midani Dhaoui met également en cause l’évolution des charges agricoles et le décalage entre les coûts supportés par les producteurs et les tarifs de référence, qui n’auraient pas été actualisés depuis cinq à six ans, selon ses déclarations.
La production a par ailleurs été affectée par des conditions climatiques difficiles. Les fortes chaleurs durant la floraison, les épisodes de grêle et les problèmes phytosanitaires ont pesé sur les rendements dans plusieurs régions productrices, notamment à Sbiba, Foussana et Fériana.
Ces difficultés s’inscrivent dans une saison déjà marquée par une baisse de l’offre et une transition délicate entre les cycles de production.
L’écart des prix au cœur des interrogations
La différence entre le prix à la production et celui payé par le consommateur soulève des questions sur les marges successives dans la chaîne de commercialisation. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer le bénéfice réalisé par les intermédiaires, compte tenu des frais de transport, de manutention, des pertes et des autres charges de distribution.
Pour les producteurs, la maîtrise de ces circuits et une meilleure prise en compte des coûts agricoles sont devenues des enjeux essentiels, alors que les consommateurs continuent de subir la hausse des prix de ce produit de consommation courante.
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