Changer de prénom a été autorisé pour 584 Tunisiens concernés par un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 9 octobre 2026. Le texte, signé le 2 octobre, prévoit plusieurs cas de changement, notamment lorsque le prénom est susceptible d’exposer son titulaire aux moqueries, de prêter à confusion ou de créer une confusion avec celui d’un frère ou d’une sœur.
393 changements pour des prénoms jugés susceptibles de ridicule
La catégorie la plus importante concerne les prénoms susceptibles d’exposer leurs titulaires au ridicule, avec 393 autorisations.
Le décret prévoit également 134 changements pour des prénoms pouvant prêter à confusion ou être portés par les deux sexes, 49 pour des prénoms sans consonance arabe ou maghrébine et huit pour des personnes portant le même prénom qu’un frère ou une sœur.
Une procédure encadrée par la loi depuis 1964
Cette mesure ne constitue pas une nouvelle possibilité juridique. Le changement de prénom est encadré par la loi n° 64-20 du 28 mai 1964, modifiée par la loi n° 66-29 du 3 mai 1966.
Le décret n° 2026-255 vient ainsi accorder des autorisations individuelles à 584 personnes, dont les identités et les nouveaux prénoms figurent dans le texte publié au JORT. Il s’agit exclusivement de changements de prénoms et non de noms de famille.
Cette mesure vise notamment à permettre aux personnes concernées de porter un prénom qui ne les expose pas aux moqueries ou aux situations de confusion, un enjeu particulièrement sensible durant l’enfance.
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