L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé une grève sectorielle de trois jours dans l’ensemble des établissements du secteur du transport des hydrocarbures en Tunisie. Le mouvement est prévu les 23, 24 et 25 novembre 2026, selon un préavis daté du 2 novembre et adressé notamment aux ministres concernés.
L’application de l’accord de 2019 au cœur du conflit
Dans son préavis, l’UGTT justifie cette décision par le non-respect des dispositions de l’accord conclu le 2 mai 2019, ainsi que par les conséquences de cette situation sur les droits professionnels et sociaux des travailleurs du secteur.
Le syndicat réclame l’application immédiate de l’ensemble des dispositions de cet accord et appelle les autorités à intervenir en urgence pour trouver une solution au différend.
Un risque de perturbation du transport des hydrocarbures
Le préavis prévoit un arrêt de travail dans toutes les entreprises concernées, sur l’ensemble du territoire tunisien, pendant trois jours consécutifs.
L’UGTT demande une intervention conformément aux dispositions de l’article 377 et suivants du Code du travail, afin de parvenir à un règlement du conflit et d’éviter la mise à exécution de la grève annoncée.
Signé par Taieb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, ce nouveau préavis intervient après les tensions enregistrées en septembre autour des revendications des travailleurs du transport des hydrocarbures.
Un conflit déjà marqué par une grève en septembre
Le secteur avait déjà connu un mouvement de grève de 48 heures, les 23 et 24 septembre 2026, après plusieurs tentatives de conciliation restées sans issue. Les revendications des travailleurs portaient principalement sur la régularisation de leur couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que sur l’application de l’accord du 2 mai 2019, prévoyant notamment le versement de primes spécifiques et la garantie de droits financiers et sociaux.
L’UGTT dénonçait également le retard dans le règlement de certaines indemnités et réclamait une intervention du ministère des Affaires sociales pour réunir les différentes parties autour de la table des négociations.
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