Le Syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a appelé les universitaires à la prudence avant de participer au questionnaire lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur pour préparer la révision de leur statut particulier. Dans un communiqué publié lundi 2 novembre 2026, l’organisation syndicale invite ses adhérents à attendre les conclusions de sa commission administrative sectorielle nationale, prévue le 8 novembre.
Un questionnaire contesté sur le fond et la forme
Le syndicat dénonce le lancement de cette consultation sans concertation préalable avec lui, estimant que cette démarche unilatérale constitue un manquement aux engagements et accords conclus avec le ministère.
Il émet également des réserves sur le contenu du questionnaire, qui se limiterait aux enseignants-chercheurs sans intégrer les autres corps universitaires, notamment les enseignants agrégés et les technologues. L’organisation regrette aussi l’absence de précisions sur les conséquences financières des modifications envisagées et sur des questions essentielles comme le volume et la nature des heures de travail.
Le syndicat s’interroge par ailleurs sur les garanties entourant la prise en compte des réponses et le décompte des participations, estimant que ce manque de clarté pourrait compromettre la représentativité et la fiabilité des résultats.
La réunion du 8 novembre comme prochaine étape
Au cœur du différend figure également la commission mixte dont la création avait été convenue lors de réunions tenues les 6 mai 2022, 7 février 2023 et 16 mai 2025, mais qui n’a toujours pas été mise en place.
Pour le syndicat, le recours à des décisions unilatérales risque d’aggraver la crise de confiance entre les universitaires et leur ministère de tutelle.
La commission administrative sectorielle nationale se réunira le 8 novembre au siège de l’UGTT afin d’examiner les derniers développements du dossier, les réserves formulées à l’encontre du questionnaire et les éventuelles actions de mobilisation à engager.
Cette contestation s’inscrit dans un différend déjà exprimé en septembre, lorsque la Fédération générale avait rejeté toute révision des statuts en dehors d’un cadre participatif associant les différents corps universitaires.
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