La Direction générale des prisons et de la rééducation a démenti, samedi 22 août 2026, les informations faisant état d’une dégradation générale de la santé de certains détenus, de négligences médicales ou d’une absence de soins. L’administration pénitentiaire a également communiqué des chiffres sur les consultations hospitalières enregistrées au premier semestre 2026.
Près de 20 800 consultations hospitalières au premier semestre
Le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Hatem Akroute, a indiqué à la TAP que 19 537 consultations médicales de jour avaient été effectuées dans les hôpitaux publics au profit de détenus jusqu’à fin juin 2026.
À celles-ci s’ajoutent 1 236 consultations nocturnes, portant à 20 773 le nombre total de consultations hospitalières rapportées sur cette période.
Ce chiffre correspond au nombre de consultations et non au nombre de détenus pris en charge : une même personne peut avoir bénéficié de plusieurs consultations.
Selon Hatem Akroute, la prise en charge sanitaire en milieu carcéral comprend les examens médicaux, le suivi, les traitements et les analyses nécessaires, ainsi que l’orientation vers les établissements publics spécialisés lorsque l’état du détenu l’exige.
La décision médicale revient aux médecins, selon l’administration
La Direction générale des prisons affirme que les situations sanitaires évoquées récemment sont suivies conformément aux procédures médicales en vigueur.
Son porte-parole précise que les décisions médicales ne sont pas prises sur la base de considérations administratives ou pénales, mais en fonction du diagnostic établi par les professionnels de santé compétents.
L’administration rejette ainsi les informations faisant état de négligences ou d’absence de soins et estime que certaines descriptions diffusées récemment sont susceptibles de donner une image ne correspondant pas à la réalité.
Cette position reste toutefois celle de l’administration pénitentiaire. Les données communiquées à la TAP constituent des chiffres officiels déclarés et ne permettent pas, à elles seules, une évaluation indépendante des conditions sanitaires dans les différents établissements pénitentiaires.
Un nouveau démenti après celui de juillet
Cette intervention n’est pas la première de l’administration pénitentiaire au cours de l’été.
Fin juillet, la Direction générale des prisons avait déjà démenti les informations faisant état d’une détérioration de l’état de santé de certains détenus et d’entraves aux visites, dans un contexte alors marqué par de fortes chaleurs.
La déclaration du 22 août apporte cette fois un élément supplémentaire : des chiffres sur le recours aux hôpitaux publics au cours des six premiers mois de l’année.
La Direction générale des prisons prévient également qu’elle pourrait engager des procédures judiciaires contre toute personne qui diffuserait délibérément des informations qu’elle considère comme fausses ou susceptibles de porter atteinte à la réputation de l’institution pénitentiaire ou de créer la confusion.
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