La situation de santé de Rached Ghannouchi suscite de nouvelles interrogations. Dans un communiqué rendu public, son comité de défense affirme que l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple, âgé de 85 ans, a été transféré à l’hôpital le 29 juillet dernier et qu’il est depuis soumis à un isolement total.
Selon ses avocats, ni sa famille ni son équipe de défense n’auraient été autorisées à lui rendre visite ou à communiquer avec lui depuis son hospitalisation. Ils affirment également ne disposer d’aucune information directe sur son état de santé, malgré plusieurs demandes adressées aux autorités concernées.
Une grève de la faim annoncée
Le comité de défense affirme avoir appris que Rached Ghannouchi aurait entamé, depuis le 6 août, une grève de la faim et des médicaments pour protester contre cet isolement et réclamer le respect de ses droits.
Cette nouvelle alerte intervient alors que l’état de santé de l’ancien dirigeant d’Ennahdha fait déjà l’objet de préoccupations depuis plusieurs semaines. Fin juillet, son équipe de défense avait déjà dénoncé l’absence de contact avec lui durant son séjour à l’hôpital. Des avocats avaient alors indiqué qu’il y avait passé plus de onze jours après une dégradation de son état de santé.
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Le 27 juillet, la famille et la défense avaient également fait état de difficultés à obtenir des informations sur son état de santé. Les autorités pénitentiaires avaient, de leur côté, démenti les informations faisant état d’une dégradation de la santé de détenus liée à la canicule ou d’une interdiction générale des visites, affirmant que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge médicale conformément aux procédures en vigueur.
« Une atteinte à ses droits fondamentaux »
Dans son nouveau communiqué, la défense considère que les conditions imposées à son client constituent une atteinte à ses droits fondamentaux et affirme que son âge et son état de santé rendent la situation particulièrement préoccupante.
Elle tient les autorités tunisiennes pour responsables de toute éventuelle complication liée à la situation et demande que ses avocats et les membres de sa famille puissent lui rendre visite et obtenir des informations sur son état de santé.
À ce stade, ces nouvelles accusations émanent du comité de défense de Rached Ghannouchi. Elles doivent donc être distinguées des informations officiellement communiquées par les autorités pénitentiaires, qui avaient précédemment assuré que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge sanitaire et que les visites étaient organisées conformément aux règles en vigueur.