Donald Trump a rejeté la proposition iranienne visant à instaurer une trêve temporaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz, alors que des responsables américains évoquent la possibilité d’une reprise des frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Le président américain a confirmé publiquement avoir écarté le plan présenté par Téhéran. L’Iran affirme toutefois ne pas avoir encore reçu de rejet formel transmis par les médiateurs et continue de défendre une issue négociée au conflit.
La proposition iranienne prévoyait notamment un cessez-le-feu de sept jours, la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise de négociations sur le programme nucléaire. En contrepartie, Téhéran demandait notamment la levée du blocus naval américain sur ses ports et des dérogations aux sanctions touchant ses exportations pétrolières.
L’après-élections dans les calculs de Washington
Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, Donald Trump aurait indiqué à ses collaborateurs qu’il considérait comme probable une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat.
Aucune décision publique n’a cependant été annoncée en ce sens. Les responsables cités précisent que la position du président américain peut encore évoluer.
Le calendrier électoral est néanmoins entré ouvertement dans le dossier. Donald Trump avait déjà déclaré le 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, qu’un accord avec l’Iran pourrait selon lui intervenir après les élections du 3 novembre. Il estimait que Téhéran attendait d’en connaître les résultats avant d’avancer dans les négociations.
Le rejet de la proposition iranienne ne signifie donc pas nécessairement la fermeture immédiate des canaux diplomatiques.
Téhéran maintient son offre
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que son pays attendait toujours une réponse américaine formelle transmise par les intermédiaires.
Malgré les déclarations publiques de Donald Trump, Téhéran continue ainsi de présenter sa proposition comme étant sur la table et affirme privilégier une solution négociée.
Un autre obstacle majeur demeure toutefois le dossier nucléaire. Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran n’entendait pas renoncer à ses droits nucléaires dans le cadre d’un éventuel accord, notamment concernant l’enrichissement de l’uranium.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a également affirmé que son pays restait disposé à discuter du nucléaire et d’autres dossiers avec Washington, tout en rejetant toute négociation menée sous la contrainte.
La situation reste ainsi suspendue entre deux scénarios : la poursuite des négociations indirectes autour de la proposition iranienne ou une nouvelle phase militaire après les élections américaines. Pour l’heure, si le rejet du plan par Donald Trump est public, une éventuelle reprise des frappes après le scrutin reste une hypothèse rapportée par des responsables américains et non une décision officiellement annoncée.