Les recettes des exportations tunisiennes de dattes ont dépassé le milliard de dinars, tandis que les volumes exportés ont atteint pour la première fois 150.000 tonnes. Ces chiffres ont été annoncés par le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes (GID), Kaïsar Ben Arfa.
Intervenant dans l’émission Agri Hour sur Express FM, il a précisé que le volume exporté pourrait encore augmenter, la campagne d’exportation étant toujours en cours.
Cette performance intervient après une campagne marquée par une production record d’environ 400.000 tonnes.
150.000 tonnes exportées pour la première fois
Le franchissement des 150.000 tonnes constitue un nouveau seuil pour la filière tunisienne des dattes.
À fin juillet, les exportations avaient atteint 144.100 tonnes pour des recettes de 908,4 millions de dinars, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) rapportées précédemment par Webdo.
La progression enregistrée depuis permet désormais au secteur de dépasser simultanément deux seuils : 150.000 tonnes exportées et un milliard de dinars de recettes.
Selon Kaïsar Ben Arfa, la filière compte environ 120 stations de conditionnement réparties sur l’ensemble du territoire ainsi que 200 sociétés de commerce international participant aux opérations d’exportation.
Des dattes tunisiennes dans 94 pays
La Tunisie a également élargi ses débouchés. Les dattes tunisiennes sont aujourd’hui commercialisées dans environ 94 pays, entre marchés européens, asiatiques, africains et américains.
Les marchés européens occupent la première place et représentent environ 40% des débouchés évoqués par le responsable du GID.
La Deglet Nour demeure au cœur de cette activité. Cette variété représente environ 80% de la production nationale.
Le GID poursuit parallèlement ses démarches de prospection à travers la participation à des manifestations internationales. Selon Kaïsar Ben Arfa, plusieurs pays arabes disposant d’une production de dattes supérieure à celle de la Tunisie ont également manifesté leur intérêt pour des partenariats avec la filière tunisienne.
Pour la nouvelle récolte, les premières indications sont jugées favorables. Le GID estime que la production devrait se situer à un niveau proche de la moyenne annuelle enregistrée au cours des cinq dernières années, dans un contexte où les producteurs doivent également faire face aux effets des changements climatiques.
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