Alors que plusieurs pays renforcent leur vigilance face à la circulation de virus émergents, la Tunisie n’a enregistré aucun cas d’Ebola ou de Hanta depuis la mise en place, en mai dernier, d’un protocole sanitaire renforcé aux frontières. Les autorités sanitaires assurent que le dispositif de prévention demeure pleinement opérationnel pour faire face à toute éventuelle importation de cas.
Aucun cas détecté depuis le renforcement des contrôles
La Tunisie n’a enregistré, à ce jour, aucun cas d’infection par les virus Ebola ou Hanta, a affirmé jeudi le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous.
Cette situation prévaut depuis l’entrée en vigueur, en mai 2026, du protocole sanitaire exceptionnel déployé dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers terrestres du pays.
Selon le responsable, l’absence de cas s’explique notamment par la faible circulation mondiale de ces virus, en particulier Ebola, dont la propagation demeure limitée à certaines zones géographiques malgré les inquiétudes suscitées par l’apparition récente d’un cas importé en France.
Une menace sous surveillance
Riadh Daghfous a tenu à rassurer l’opinion publique en soulignant que les foyers de contamination restent relativement circonscrits à l’échelle internationale.
La République démocratique du Congo a ainsi enregistré plus d’un millier de cas d’Ebola, tandis que l’Ouganda en a recensé une vingtaine. Ces chiffres restent toutefois éloignés des grandes vagues épidémiques observées par le passé.
Face à ces risques, même limités, les autorités tunisiennes ont choisi d’adopter une approche préventive afin d’éviter toute importation du virus sur le territoire national.
Un dispositif sanitaire renforcé aux frontières
Le protocole mis en place repose sur une évaluation individualisée des voyageurs en fonction de leur pays de provenance et du niveau de circulation des maladies dans les zones concernées.
Les contrôles prévoient notamment la vérification de l’état de santé des voyageurs avant leur entrée en Tunisie, avec des mesures pouvant inclure la prise de température et la réalisation de tests PCR lorsque la situation l’exige.
Les autorités ont également préparé plusieurs structures destinées à accueillir d’éventuels cas suspects. Deux centres de référence ont été mobilisés pour les analyses biologiques : l’Institut Pasteur de Tunis et l’hôpital militaire de Tunis.
Des espaces de confinement ont par ailleurs été aménagés afin d’assurer l’isolement des personnes potentiellement infectées, tandis que des équipes spécialisées ont été affectées à la prise en charge et au transport des voyageurs depuis les points de passage vers les structures dédiées.
Prévenir plutôt que guérir
Le renforcement des contrôles sanitaires, décidé depuis le 22 mai dernier, s’inscrit dans une stratégie de prévention visant à anticiper l’apparition de maladies infectieuses émergentes sur le territoire tunisien.
Pour les autorités sanitaires, l’absence de cas enregistrés jusqu’à présent constitue un signal rassurant. Elle ne remet toutefois pas en cause la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance face à des virus dont la circulation, bien que limitée, continue d’être surveillée de près par les organismes de santé à travers le monde.
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