• Accueil
  • À propos
  • Contact
webdo
FR AR EN
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
🇫🇷 FR 🇸🇦 AR 🇬🇧 EN
webdo
No Result
View All Result

La garde à vue en Tunisie – Human Rights Watch met à nu les failles du système

par webdo.tn
vendredi 13 décembre 2013 16:37
dans National
La garde à vue en Tunisie - Human Rights Watch met à nu les failles du système


Ajouter WEBDO comme


Source préférée sur Google

Human Rights Watch a publié un rapport de 65 pages, fruit d’une enquête approfondie sur les conditions dans les centres de garde à vue en Tunisie, où des prévenus sont détenus depuis le moment de leur arrestation jusqu’à la comparution devant un juge, pour une période pouvant aller jusqu’à six jours. D’après l’organisation et au vu des résultats de cette enquête il devient urgent de réformer les procédures et les conditions de la garde à vue.

HRW estime que la Tunisie devrait amender les lois régissant l’arrestation, l’interrogatoire et la détention initiale de suspects et améliorer les conditions dans les centres de garde à vue. Le manque d’accès à un avocat lors de l’arrestation et de l’interrogatoire rend les personnes vulnérables aux mauvais traitements et certains lieux de détention ne répondent pas aux normes de base en matière de nutrition, de logement et d’hygiène.

Le rapport de 65 pages, intitulé «Cracks in the System: Conditions of Pre-charge Detainees in Tunisia» («Des failles dans le système : La situation des personnes en garde à vue en Tunisie»), est la première évaluation publique des conditions dans les centres de détention préventive de Tunisie, qui détiennent les personnes depuis le moment de l’arrestation jusqu’à la comparution devant un juge. En outre, Human Rights Watch a documenté dans ce rapport des incidents où des agents d’application de la loi ont maltraité des personnes lors de leur arrestation et de l’interrogatoire.

Pendant des décennies sous le régime du président Zine El Abidine Ben Ali, les organisations de défense des droits humains n’avaient pratiquement pas accès aux centres de détention, où un grand nombre de militants soupçonnaient que la torture et d’autres exactions étaient monnaie courante. Les autorités gouvernementales se sont montrées beaucoup plus ouvertes depuis le soulèvement de janvier 2011, et ont permis à Human Rights Watch d’effectuer certaines des premières visites par une organisation extérieure dans des centres de garde à vue.

Human Rights Watch s’est rendu dans ces centres dans quatre villes au cours des mois de février et septembre 2013, et a évalué les lois régissant la garde à vue. Les responsables du gouvernement ont accordé à Human Rights Watch un accès rapide et sans entrave aux lieux de détention cités dans sa demande, et l’organisation a constaté que les autorités étaient prêtes à coopérer.

S’appuyant sur des entretiens menés auprès du personnel et de 70 détenus, Human Rights Watch a documenté un grand nombre de cas dans lesquels les autorités avaient violé les droits de la défense dont les détenus auraient dû bénéficier, et les avaient maltraités pendant leur arrestation et leur interrogatoire. Human Rights Watch a également constaté de nombreuses situations dans lesquelles les détenus avaient une alimentation insuffisante, un accès limité à l’eau et au savon sans possibilité de prendre une douche, des couvertures sales et insuffisantes et de petites cellules sombres et bondées. Certains des anciens bâtiments avaient des problèmes avec la gestion des eaux usées. Trois d’entre eux ne disposaient pas de cours où les détenus auraient pu faire de l’exercice.

La police est autorisée à détenir les personnes qu’ils arrêtent jusqu’à six jours avant de les libérer ou de les transférer dans des prisons. Dans la période initiale après l’arrestation, les détenus sont particulièrement vulnérables aux mauvais traitements infligés par les agents d’application de la loi parce qu’ils n’ont pas accès à un avocat ni à des visites familiales. Les premiers jours et heures de détention sont cruciaux pour la suite de la procédure judiciaire, selon Human Rights Watch. L’absence de garanties à ce stade précoce peut entraver les droits des détenus à un procès équitable.

L’absence d’un droit à un avocat pendant cette période initiale est une grave lacune dans la législation tunisienne en ce qui concerne les garanties contre les mauvais traitements. Le code de procédure pénale stipule qu’un détenu peut consulter un avocat après la première comparution devant le juge d’instruction. À ce moment-là, la personne suspecte est susceptible d’avoir signé une déclaration de la police, sans la présence d’un avocat, qui pourrait bien être utilisée contre elle lors du procès.

Alors que les détenus ont rarement signalé que les gardes dans les centres de garde à vue les ont physiquement maltraités, 40 des 70 détenus interrogés par Human Rights Watch ont déclaré que la police les a maltraités lors de leur arrestation et de l’interrogatoire. Ces mauvais traitements ont compris les insultes, l’humiliation, les menaces de viol, les bousculades, les gifles, les coups de poing, les coups de pied ainsi que les coups de bâtons et de matraques. Dans chacun de ces 40 cas, les détenus ont affirmé que lorsque les policiers les ont soumis à de tels mauvais traitements – soit lors de leur arrestation ou alors qu’ils étaient déjà en détention – ils n’avaient offert aucune résistance à la police.

Parmi les quatre centres de garde à vue que Human Rights Watch a visités, un seul disposait d’un centre de soins ou d’un médecin parmi le personnel. Dans d’autres établissements, la majorité des détenus ont affirmé qu’ils n’avaient pas vu de médecin et que les agents ne les avaient pas informés de leur droit à en consulter un. Les agents envoient les détenus présentant des besoins médicaux urgents dans les hôpitaux voisins.

Si les bailleurs de fonds internationaux ont mis l’accent sur la formation des agents d’application de la loi, ils devraient également contribuer à l’amélioration des conditions de détention et veiller à ce que les centres de garde à vue respectent les normes minimales, notamment fournir la nourriture et les soins médicaux suffisants, ainsi que faire pression sur les autorités tunisiennes pour apporter des réformes de la loi.

La Tunisie devrait mettre en œuvre de vastes réformes juridiques et politiques visant à réduire le temps passé en garde à vue, accorder aux détenus l’accès à un avocat et faire cesser l’impunité pour les actes de torture et autres mauvais traitements lors de leur arrestation et des interrogatoires, selon Human Rights Watch. Le parlement tunisien devrait introduire une législation pour assurer que toute personne privée de liberté ait droit à l’assistance d’un avocat dès le début et dans des conditions qui qui garantissent la confidentialité de l’entretien. Si un détenu n’a pas d’avocat, on devrait lui en fournir un, et l’assistance juridique doit être gratuite si la personne n’a pas les moyens de payer.

L’une des garanties les plus importantes contre les mauvais traitements et la torture est l’accès aux lieux de détention pour les organisations de surveillance indépendantes afin d’effectuer des visites régulières et inopinées. À cet égard, la Tunisie a fait un pas important le 9 octobre avec un vote de l’Assemblée nationale en faveur d’une loi visant à créer un organisme national pour la prévention de la torture. Pour que cet organisme soit efficace, les législateurs devraient élire des membres de cet organisme indépendants et qualifiés, et lui accorder le soutien financier et institutionnel dont il a besoin pour mener à bien ses travaux.

Les plus récents

Hammam-Sousse

L’ES Hammam-Sousse retrouve la Ligue 1

par Wided Belhaj
11 mai 2026

Tunisie : 4 milliards de dinars d’investissements étrangers attendus au titre du premier semestre 2026

Investissements étrangers : Une bonne dynamique se confirme en Tunisie

par Wided Belhaj
11 mai 2026

navire

Virus Hanta : La Tunisie se veut rassurante

par Wided Belhaj
11 mai 2026

SNCFT : Cinq ans de prison pour une ancienne responsable pour malversations

Affaire Tunisair Technics : 12 ans de prison confirmés pour un ancien directeur général

par Wided Belhaj
11 mai 2026

Les plus populaires

1Stress hydrique et crise énergétique : La Tunisie mise sur le nucléaire civil
2Djerba : Coupures d’eau et baisse de pression prévues
3Tunisie : Plus de 51 millions de dinars de marchandises saisis en trois mois
4Malgré un bénéfice, l’Etoile croule sous plus de 105 millions de dinars de dettes
5Scénario fou à Radès : Le Club Africain arrache le titre dans les dernières minutes
Facebook Twitter Youtube RSS
webdo

Votre journal électronique de Tunis. Suivez toute l’actualité en Tunisie en temps réel : politique, société, culture, économie et plus encore. Webdo, une source fiable et indépendante au cœur de l’info.
Webdo.tn est édité par la société YNJ SARL – RNE : 1209226C – Tunisie.

Plan du site

  • Accueil
  • National
  • Divers
  • Régions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
  • International
Gérer mes cookies

Tags

Algérie ARP arrestation BCT chine Cinéma condamnation corruption Coupe du Monde Décès Etats-Unis Festival Festival de Cannes Film football france Gaza Grève guerre Huile d'olive Iran ISIE israël Italie justice Kais Saied Libye Ligue 1 mandat de dépôt météo Ons Jabeur Palestine Pluie Prison prix ramadan Santé Sfax tennis Tourisme Tunis Tunisie Tunisie Telecom UE UGTT

© 2026 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par iTrend

Logo Webdo
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International

© 2026 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par iTrend