Alors que la grève générale de trois jours dans les banques et les assurances a débuté ce mardi 23 juin, la Fédération générale des banques et des institutions financières affiliée à l’UGTT se dit prête à désamorcer la crise. Son secrétaire général, Sami Salhi, affirme qu’une suspension, voire une annulation du mouvement reste possible si les autorités parviennent à relancer les négociations entre les parties.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats du secteur et les organisations patronales, après l’échec des dernières tentatives de médiation.
« Nous sommes prêts à suspendre la grève »
Intervenant sur Mosaïque FM, Sami Salhi a expliqué que la grève a été déclenchée après l’échec de toutes les démarches visant à reprendre les discussions avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.
Selon lui, le principal point de blocage concerne les augmentations salariales réclamées pour l’année 2025. Le responsable syndical reproche aux représentants patronaux leur refus d’ouvrir des négociations sur cette revendication.
Il a également contesté le contenu du communiqué publié récemment par le Conseil bancaire et financier, estimant qu’il comporte des « contre-vérités ». D’après lui, les employeurs mettent en avant le décret n°68 relatif aux augmentations prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, alors que les revendications syndicales portent exclusivement sur l’exercice 2025.
Malgré ce différend, Sami Salhi affirme que la Fédération reste attachée au dialogue et appelle le ministère des Affaires sociales à intervenir pour réunir les différentes parties autour d’une même table.
« Nous sommes prêts à suspendre ou à annuler la grève si une invitation au dialogue est lancée », a-t-il indiqué, estimant qu’une médiation rapide permettrait d’éviter une nouvelle escalade.
Le patronat maintient sa position
La sortie de Sami Salhi intervient quelques heures après la publication d’un communiqué du Conseil bancaire et financier annonçant l’application de retenues sur salaires pour les journées de grève observées par les employés du secteur.
L’organisation patronale considère que le mouvement social n’est pas justifié au regard des accords déjà conclus dans le cadre du décret n°68, qui prévoit des augmentations salariales échelonnées jusqu’en 2028.
Cette décision a contribué à durcir davantage le climat social à la veille du déclenchement de la grève.
Trois jours de paralysie annoncés
La grève générale de trois jours dans les banques et les compagnies d’assurance avait été confirmée après la rupture du dialogue entre les syndicats et les représentants patronaux.
La Fédération générale des banques et des institutions financières estime que les négociations sur les augmentations salariales de 2025 sont au point mort, tandis que les employeurs considèrent que le cadre des revalorisations salariales a déjà été défini dans les accords précédents.
Dans ce contexte, l’intervention du ministère des Affaires sociales apparaît désormais comme la principale voie susceptible de relancer les discussions et d’éviter un enlisement du conflit social qui affecte depuis ce mardi l’ensemble du secteur bancaire et assurantiel.
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