Le ministère de l’Emploi met en garde contre certaines pratiques observées dans des établissements privés de formation qui utilisent des appellations à connotation judiciaire et délivrent des documents ou attributs pouvant donner l’apparence d’une qualité officielle. Les dossiers présentant des soupçons d’usurpation seront transmis aux autorités compétentes.
Des appellations qui entretiennent la confusion
Dans un communiqué publié lundi 14 septembre, le ministère de l’Emploi appelle à la vigilance face à certaines structures privées de formation utilisant des dénominations faisant référence à des tribunaux ou juridictions internationales, africaines ou européennes.
L’alerte ne porte toutefois pas uniquement sur les appellations. Le ministère évoque également la délivrance de cartes et de certificats présentés sous les intitulés de « juge » ou « arbitre », ainsi que l’organisation de prestations de serment.
Autre élément signalé : l’utilisation de tenues ou d’insignes rappelant ceux des institutions judiciaires. Des pratiques susceptibles, selon le ministère, de créer une confusion sur la nature et la portée réelle de la formation dispensée.
Un diplôme ne vaut pas qualité judiciaire
Pour les candidats, le point essentiel consiste à distinguer une formation privée et une qualification ou fonction reconnue par les autorités publiques.
Le fait qu’un établissement délivre un certificat, une carte ou organise une cérémonie de prestation de serment ne suffit donc pas, à lui seul, à conférer à son titulaire une qualité judiciaire officielle.
Avant de s’inscrire, il est ainsi recommandé de vérifier que l’établissement exerce dans le cadre réglementaire applicable à la formation privée et de demander précisément quelle reconnaissance est attachée à la formation proposée.
Une attention particulière doit être portée aux intitulés laissant entendre qu’un cursus permettrait automatiquement d’accéder à une fonction de juge, d’arbitre ou à une quelconque fonction relevant d’une juridiction officielle.
Les dossiers suspects transmis à la justice
Le ministère indique que les dossiers comportant des soupçons d’usurpation seront transmis aux autorités compétentes. Cette annonce ouvre ainsi la voie à d’éventuelles procédures contre les établissements dont les pratiques seraient contraires à la réglementation.
À ce stade, le ministère n’a pas rendu publics, dans le communiqué relayé, le nombre d’établissements concernés ni le détail des éventuelles sanctions ou procédures déjà engagées.
Pour les candidats, une vérification préalable reste donc essentielle : agrément de l’établissement, nature exacte de la formation, valeur du certificat délivré et existence éventuelle d’une reconnaissance officielle doivent être clairement établis avant tout engagement.
