Huit mois après la mise en place de son financement, ELMED 2 franchit une nouvelle étape. Un avis général de passation des marchés publié par la BERD ouvre la voie aux contrats liés à la construction de la ligne 400 kV Grombalia 2-Kondar, infrastructure terrestre appelée à renforcer le corridor électrique entre le sud et le nord de la Tunisie.
Le signal est discret, mais il marque un changement de phase. Le 23 septembre 2026, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a publié son avis général de passation des marchés pour le projet « ELMED 2 Grid Reinforcement », avec la STEG comme maître d’ouvrage. Le document prévoit un financement de 43 millions d’euros et fixe au 16 septembre 2026 la date estimée de démarrage des procédures de passation.
Autrement dit, le projet ne se situe plus seulement au stade du financement : il entre dans la séquence opérationnelle qui doit conduire à la sélection des entreprises et des prestataires.
Une ligne de 85 kilomètres au cœur du dispositif
Le marché porte principalement sur la construction d’une ligne aérienne de transport d’électricité de 400 kV entre Grombalia 2 et Kondar, sur environ 85 kilomètres. Le projet comprend également plusieurs infrastructures de raccordement aux réseaux existants.
La BERD détaille notamment une liaison Grombalia 2-Kondar de 85 km, ainsi que des lignes d’entrée et de sortie destinées à assurer son raccordement aux infrastructures de transport existantes autour de Grombalia 2.
Le projet est financé par un prêt de 43 millions d’euros garanti par l’État tunisien, accordé à la STEG. Les procédures de passation doivent être conduites via la plateforme électronique de la BERD, l’ECEPP. Les marchés sont ouverts à la participation d’entreprises de tous pays, sauf dispositions contraires précisées dans les documents de chaque consultation.
Le maillon terrestre d’ELMED
L’enjeu dépasse donc la seule construction d’une nouvelle ligne à haute tension. Selon la BERD, cette infrastructure constitue une partie intégrante d’un corridor électrique stratégique reliant le sud de la Tunisie au nord, avec à terme la possibilité d’acheminer vers l’Italie une partie de l’électricité issue des énergies renouvelables produites en Tunisie.
Elle doit ainsi accompagner le développement du projet ELMED, l’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre la Tunisie et l’Italie. Cette dernière repose notamment sur un câble sous-marin de 200 kilomètres reliant les réseaux électriques des deux pays.
Le passage aux marchés d’ELMED 2 donne donc une traduction concrète à l’un des volets terrestres nécessaires au fonctionnement futur de cette interconnexion. Après le financement, la séquence est désormais celle des contrats, des entreprises et, à terme, des travaux.
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