Alors que l’approvisionnement du marché tunisien en eau minérale en bouteille commence à retrouver un rythme normal, les accusations de hausse « illégale » des prix se concentrent désormais sur certains distributeurs et commerçants.
Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, a affirmé ce samedi 8 août 2026 que les producteurs n’avaient procédé à aucune augmentation des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.
Selon lui, les hausses constatées sur le marché seraient intervenues au niveau de la distribution, notamment chez certains grossistes et détaillants. Il a ainsi appelé les équipes de contrôle relevant du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux augmentations jugées illégales.
Une période de tension sur l’approvisionnement
Cette situation intervient après une période de tension sur l’approvisionnement en eau minérale conditionnée, marquée notamment par des perturbations de la production liées aux fortes températures et aux coupures répétées d’électricité dans certaines unités de fabrication.
Mais selon Asaad Mezah, la situation s’améliore désormais. Le retour à des températures moins élevées, conjugué à une diminution des interruptions électriques dans les unités de production, a permis au marché de retrouver progressivement son rythme habituel d’approvisionnement.
Lire aussi : Eau minérale : Nouvelle saisie à Sousse, deux jours après celle des grossistes
De son côté, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a également dénoncé les pratiques de certains commerçants qui auraient profité de la pénurie enregistrée ces derniers jours pour relever les prix de l’eau minérale.
Pour le responsable de l’organisation de défense des consommateurs, aucune justification ne permet désormais de maintenir ces augmentations, d’autant que le rythme d’approvisionnement s’est nettement amélioré.
Contrôle des prix sur le terrain
L’enjeu est donc désormais celui du contrôle des prix sur le terrain. Alors que la tension sur l’offre semble se résorber, les autorités de contrôle sont appelées à vérifier si les hausses constatées correspondent à une augmentation réelle des coûts ou à des pratiques spéculatives de certains intermédiaires.
Après avoir subi les effets de la pénurie, les consommateurs pourraient ainsi être confrontés à une autre difficulté : voir les prix rester élevés alors même que l’approvisionnement revient progressivement à la normale.