L’Observatoire tunisien de l’eau a recensé 227 signalements citoyens en septembre 2026, contre 402 en août. Malgré ce recul mensuel, les coupures et perturbations restent largement majoritaires, tandis que Ben Arous arrive en tête des gouvernorats les plus signalés.
Les coupures représentent la majorité des alertes
Selon le bilan de la « Carte de la soif », publié le 12 octobre par l’Observatoire tunisien de l’eau, les 227 signalements enregistrés en septembre se répartissent entre 197 cas de coupures ou de perturbations de l’approvisionnement, 18 fuites, 10 mobilisations citoyennes et deux signalements de non-conformité.
Le nombre total d’alertes a diminué de 43,5% par rapport aux 402 signalements recensés en août. Les signalements liés aux coupures et perturbations ont, eux, reculé de 361 à 197, soit une baisse de 45,4%.
Cette diminution mensuelle ne suffit toutefois pas à établir une amélioration durable de la distribution d’eau. Les données de l’Observatoire reflètent les signalements reçus et non un recensement exhaustif de tous les incidents sur le réseau.
Ben Arous devant Médenine et Bizerte
La répartition géographique fait ressortir Ben Arous, qui totalise 32 signalements en septembre. Le gouvernorat devance Médenine et Bizerte, qui enregistrent chacun 28 alertes.
Ce classement désigne les territoires les plus représentés dans les signalements recueillis par l’Observatoire durant le mois. Il ne permet pas, à lui seul, de comparer le taux réel d’incidents entre gouvernorats, faute de données rapportées à la population desservie ou au nombre d’abonnés.
Les fuites signalées progressent
Alors que le total des alertes diminue, les signalements de fuites passent de 13 en août à 18 en septembre, soit une hausse de 38,5%.
Cette évolution contraste avec le recul des signalements de coupures et de perturbations. Elle souligne l’intérêt de suivre séparément les différentes catégories d’alertes, plutôt que de se limiter à leur total mensuel.
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