La production céréalière de la campagne actuelle devrait atteindre entre 17 et 18 millions de quintaux, selon la PDG de l’Office des céréales, Salwa Ben Hadid Zouari. À ce stade, quelque 11 millions de quintaux ont déjà été collectés, dont 73% de blé dur, un volume qui couvre les besoins du marché local jusqu’en janvier 2027.
Production et collecte, deux chiffres à distinguer
La responsable de l’Office des céréales a insisté dans une déclaration à Mosaïque FM, sur la différence entre le volume de la production et celui de la collecte. Les 11 millions de quintaux correspondent aux quantités effectivement collectées et stockées, et ne reflètent donc pas à eux seuls le niveau de la récolte.
La production finale est, elle, estimée entre 17 et 18 millions de quintaux. Cette estimation tient notamment compte des pertes enregistrées au cours des opérations de collecte, évaluées entre 5 et 6% de la récolte.
La campagne actuelle devrait ainsi rester dans un niveau proche de celui enregistré lors de la saison précédente en matière de collecte. En 2024-2025, la collecte nationale avait atteint 11,951 millions de quintaux, selon les données de l’Office des céréales.
Le stockage reste le principal défi
L’amélioration de la collecte s’accompagne toutefois d’une contrainte logistique : le stockage des quantités dépassant 8 millions de quintaux pose problème, selon la PDG de l’Office.
Pour absorber les volumes supplémentaires, plusieurs solutions ont été mobilisées, notamment la location d’espaces de stockage. Ces alternatives ont permis de disposer de 1,3 million de quintaux de capacité supplémentaire par rapport à la saison agricole précédente.
Le dispositif de collecte repose actuellement sur 192 centres, avec la participation de 32 intervenants.
Le blé dur domine la collecte
Sur les 11 millions de quintaux déjà collectés cette saison, le blé dur représente 73%. Cette prédominance est particulièrement importante pour l’approvisionnement de la filière locale, notamment les activités liées à la semoule, aux pâtes alimentaires et au couscous.
Selon la responsable de l’Office, les quantités actuellement collectées permettent de couvrir les besoins du marché local jusqu’à janvier 2027.
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