La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entamé mercredi l’examen des orientations générales du Budget 2027, tout en passant en revue l’exécution du Budget 2026 au premier semestre. À quelques jours de l’ouverture du débat budgétaire, les députés veulent obtenir des précisions sur plusieurs engagements et équilibres financiers de l’État.
Un double examen avant le PLF 2027
La Commission s’est penchée à la fois sur les grandes orientations du prochain budget et sur le niveau d’exécution du Budget de l’État à fin juin 2026.
Cette double lecture doit permettre aux parlementaires de disposer d’une vision plus précise de la situation des finances publiques avant l’examen du projet de loi de finances 2027. Plusieurs questions ont ainsi été soulevées autour du financement de l’État, des engagements publics et de l’évolution des dépenses.
Le président de la Commission, Maher Ketari, a rappelé que le Budget 2027 est élaboré parallèlement au Plan de développement 2026-2030, avec un objectif de croissance de 4%, rapporte l’Agence TAP. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer l’industrie, dont la contribution au PIB est passée, selon ses déclarations, de 26% au début des années 2000 à environ 15% actuellement.
Des engagements publics à clarifier
Parmi les sujets sur lesquels les députés demandent davantage d’informations figurent les facilités accordées par la Banque centrale de Tunisie au Trésor, pour un montant atteignant 11 milliards de dinars.
La Commission souhaite notamment connaître l’utilisation et l’affectation de ces ressources, ainsi que leurs conséquences sur les équilibres financiers et monétaires.
Les parlementaires demandent également des précisions sur les garanties accordées par l’État aux entreprises et établissements publics pour l’obtention de prêts. L’objectif est d’évaluer plus précisément les engagements susceptibles de peser sur les finances publiques.
Ces interrogations s’inscrivent dans l’examen de l’exécution budgétaire du premier semestre, avant que les choix du prochain exercice ne soient définitivement débattus.
Le pétrole parmi les points de vigilance
La Commission veut par ailleurs mesurer les effets de la hausse des prix du pétrole sur le Budget de l’État. L’évolution du marché énergétique constitue un élément susceptible de modifier les équilibres prévus pour 2026 et les hypothèses retenues pour 2027.
Sur les carburants, Maher Ketari a estimé que le maintien des prix actuels permettrait de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
La Commission doit maintenant poursuivre l’examen des deux documents transmis par le ministère des Finances. Le ministre sera invité à participer aux réunions consacrées à ces textes avant le débat sur le projet de loi de finances.
Au-delà des orientations affichées pour 2027, les prochaines discussions devront donc aussi porter sur l’exécution réelle du budget en cours, le financement du Trésor, les engagements de l’État et l’impact de la facture énergétique. Autant de dossiers qui devraient structurer le débat parlementaire à venir.
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