La filière avicole tunisienne traverse une période difficile après les fortes chaleurs de l’été 2026 et les perturbations ayant affecté plusieurs élevages. Selon Fathi Gharib, président de la Chambre nationale des abattoirs et des transformateurs de la volaille, la mortalité pourrait avoir atteint ou dépassé 20 à 25% dans certains élevages au cours des dernières semaines. Alors que le ministère de l’Agriculture poursuit son évaluation des pertes, les professionnels prévoient un rééquilibrage progressif de la production à partir du mois d’octobre.
La canicule a lourdement affecté les élevages
Les températures exceptionnellement élevées enregistrées durant l’été ont mis sous pression la filière avicole tunisienne.
La chaleur représente un risque majeur pour les élevages de volailles, particulièrement lorsque les températures augmentent fortement pendant plusieurs jours. Les bâtiments modernes dépendent notamment de systèmes de ventilation et de refroidissement destinés à maintenir des conditions adaptées à l’élevage.
Les perturbations de l’approvisionnement en eau et en électricité enregistrées durant la période de forte chaleur ont également compliqué la situation de plusieurs exploitations.
Ces difficultés ont entraîné des pertes importantes et contribué à réduire les quantités disponibles, alors que la filière cherchait à maintenir sa production dans un contexte de forte demande.
Jusqu’à 25% de mortalité selon les professionnels
Une première estimation chiffrée de l’ampleur des pertes a été avancée par Fathi Gharib, président de la Chambre nationale des abattoirs et des transformateurs de la volaille. Selon lui, le taux de mortalité dans les élevages pourrait avoir atteint ou dépassé 20 à 25% au cours des dernières semaines, a-t-il indiqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique FM..
Cette estimation doit toutefois être strictement attribuée au responsable professionnel. Elle ne constitue pas, à ce stade, un bilan national consolidé publié par le ministère de l’Agriculture. L’ampleur exacte des pertes à l’échelle nationale reste donc à établir, alors que les autorités poursuivent l’évaluation des conséquences de la vague de chaleur sur les différents élevages.
Un ajustement de la production en cours
Face aux pertes enregistrées durant l’été, les acteurs de la filière travaillent sur un ajustement progressif de la production. L’objectif est de reconstituer les capacités d’élevage et d’augmenter progressivement les quantités disponibles sur le marché.
Selon les informations rapportées par les professionnels, plusieurs opérations d’incubation et de mise en élevage ont été engagées afin de compenser les pertes subies au cours des dernières semaines. Cette phase nécessite toutefois du temps avant que les nouvelles productions puissent effectivement arriver sur le marché.
Un retour progressif attendu à partir d’octobre
Fathi Gharib prévoit une amélioration progressive de la situation à partir du mois d’octobre. Il ne s’agit cependant pas d’une date annonçant un retour immédiat à la normale. Le responsable de la Chambre évoque plutôt un rééquilibrage progressif de la production et de l’offre au cours des prochaines semaines.
Le calendrier exact de cette amélioration dépendra notamment de l’évolution des températures, de la capacité des éleveurs à reconstituer leurs cheptels et de la disponibilité effective des nouvelles productions.
La situation pourrait donc évoluer progressivement plutôt que connaître un retour brutal à l’équilibre dès le début du mois d’octobre.
Les prix restent une autre équation
L’amélioration attendue de la production ne signifie pas automatiquement un retour immédiat des prix de la volaille à leur niveau antérieur. L’évolution des prix dépendra des quantités effectivement disponibles, des coûts de production supportés par les éleveurs ainsi que de la vitesse de reconstitution de l’offre.
Les pertes enregistrées durant l’été ont en effet affecté les capacités de production de plusieurs exploitations, dans un contexte déjà marqué par des coûts importants pour les professionnels.
La perspective annoncée pour octobre doit donc être comprise comme un signe de reprise progressive de la production, sans garantie immédiate concernant l’évolution des prix pour les consommateurs.
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