La justice ta condamné, vendredi, Ajmi Lourimi, secrétaire général du mouvement Ennahdha, à trois ans de prison dans une affaire liée à la législation antiterroriste. La même peine a été prononcée contre Moussab Gharbi, également membre du mouvement, à l’issue du procès devant la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis.
Deux peines de trois ans de prison
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a condamné Ajmi Lourimi à trois ans de prison.
La même juridiction a également infligé une peine de trois ans d’emprisonnement à Moussab Gharbi, membre du mouvement Ennahdha.
Une affaire née de l’interpellation de 2024
L’affaire remonte à 2024, lorsque des agents de la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tebourba ont interpellé Ajmi Lourimi à Borj El Amri. Il circulait alors en voiture en compagnie d’un membre d’Ennahdha faisant l’objet de deux avis de recherche émis par le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
À l’issue de l’instruction, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme près la cour d’appel de Tunis avait ordonné le renvoi des deux hommes devant la chambre criminelle spécialisée. Elle avait également rejeté la demande de remise en liberté de Moussab Gharbi.
Les poursuites retenues contre les deux prévenus
Ajmi Lourimi était poursuivi pour ne pas avoir signalé aux autorités compétentes des informations en sa possession concernant une infraction à caractère terroriste.
Moussab Gharbi était, quant à lui, poursuivi pour avoir hébergé une personne impliquée dans des affaires de terrorisme, l’avoir dissimulée et facilité sa fuite afin d’empêcher les autorités de la localiser.
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