Alors que la saison estivale bat son plein, le littoral tunisien fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) appelle les citoyens, notamment les estivants, à devenir des acteurs du contrôle en signalant les abus constatés sur les plages.
Le responsable chargé de la gestion de l’APAL, Mehdi Belhaj, a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 sur la Radio nationale, la mise à disposition du numéro gratuit 1820 de la plateforme « Al Jisr » relevant du ministère de l’Environnement pour dénoncer plusieurs types de dépassements : occupation illégale du domaine public maritime, augmentation abusive des prix, exploitation anarchique ou encore pollution.
106 infractions relevées en une semaine
Selon Mehdi Belhaj, 106 infractions ont été enregistrées à la fin de la semaine dernière sur l’ensemble du littoral tunisien. Ces violations ont notamment donné lieu à la saisie de plusieurs équipements utilisés dans des activités jugées non conformes.
Les infractions concernent principalement le dépassement des superficies autorisées, le non-respect du nombre réglementaire de parasols installés ainsi que des pratiques liées aux tarifs appliqués aux estivants.
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Le responsable de l’APAL a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « bandes des plages », faisant référence aux réseaux qui profitent illégalement du domaine public maritime et imposent leurs propres règles en dehors du cadre légal.
Des autorisations exceptionnelles sous contrôle
Mehdi Belhaj a rappelé que l’exploitation commerciale temporaire de certaines zones du domaine public maritime ne peut se faire qu’à travers des autorisations exceptionnelles délivrées par une commission nationale regroupant les différentes parties concernées.
Ces autorisations restent soumises à un suivi par une commission mixte chargée de contrôler le respect des conditions fixées.
La pollution, autre menace pour le littoral
Au-delà des abus liés à l’exploitation des plages, l’APAL alerte également sur la dégradation environnementale du littoral. Mehdi Belhaj a indiqué que l’application d’un nouveau dispositif juridique concernant les infractions liées à la pollution interviendra prochainement.
Les sanctions prévues pourraient aller des amendes financières jusqu’à des peines de prison, selon la gravité des infractions.
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Le responsable a particulièrement pointé du doigt la pollution industrielle, estimant qu’elle contribue à la détérioration de certains espaces côtiers et peut avoir des conséquences sanitaires, notamment à travers des risques d’affections cutanées.
Il a appelé les industriels à installer des stations de traitement des eaux usées et à réaliser les études nécessaires avant la mise en place de ces équipements.
Entre contrôle institutionnel et vigilance citoyenne
À travers l’appel au signalement via le 1820, les autorités misent sur une implication directe des citoyens pour limiter les dépassements sur les plages tunisiennes.
Mais la multiplication des infractions enregistrées chaque été pose une nouvelle fois la question de l’efficacité du contrôle du domaine public maritime et de la capacité des structures concernées à préserver durablement un littoral soumis à une forte pression touristique.