La Libye a annoncé la levée des restrictions et des avertissements de sécurité qui pesaient sur son espace aérien depuis 2015. Une décision qui intervient alors que les liaisons aériennes entre Tunis et plusieurs villes libyennes, notamment Tripoli et Benghazi, sont déjà assurées par des compagnies aériennes, principalement libyennes.
La décision annoncée lundi 26 octobre par le ministère libyen des Transports ne signifie pas une reprise des liaisons aériennes avec la Tunisie, puisque des vols entre Tunis et la Libye sont déjà opérés. Plusieurs transporteurs libyens desservent notamment Tripoli et Benghazi, dont Libyan Wings, Buraq Air, Libyan Airlines et Berniq Airways.
Tunisair avait également repris ses vols vers Tripoli et Benghazi en 2021, après plusieurs années d’interruption. Cependant, les vols assurés par les compagnies nationales dépendent toujours des conditions sécuritaires dans ce pays.
Le trafic aérien libyen appelé à augmenter
L’enjeu se situe désormais dans l’évolution du trafic aérien libyen. Les avertissements de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), émis en 2015 pendant la guerre civile, avaient limité l’utilisation de l’espace aérien du pays. Leur levée pourrait faciliter le retour de certaines compagnies et le développement des vols de transit, sous réserve des décisions des autorités et des transporteurs.
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Selon les chiffres rapportés par Reuters, les autorisations de survol attendues en Libye pourraient atteindre 61 968 vols par mois à partir de novembre 2026, contre environ 2 000 mensuellement durant la saison précédente. Ces chiffres portent sur les vols de transit annoncés et ne correspondent pas nécessairement au nombre de vols qui seront effectivement réalisés.
De nouvelles opportunités pour les compagnies tunisiennes?
Pour la Tunisie, une hausse du trafic au-dessus de la Libye pourrait modifier les itinéraires de certaines liaisons entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle pourrait également ouvrir des perspectives de coopération entre les autorités aéronautiques des deux pays.
Reste à savoir si cette évolution se traduira par davantage de vols entre la Tunisie et la Libye ou par de nouvelles opportunités pour les compagnies tunisiennes. La levée des restrictions ne garantit, à elle seule, ni l’ouverture de nouvelles lignes ni une augmentation des dessertes de Tunisair.