La lagune de Bougrara, dans le gouvernorat de Médenine, est de nouveau confrontée à un épisode de mortalité de larves de poissons. Le phénomène a été observé au port de Hassi Jellaba, à Zarzis, où une équipe de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) est intervenue pour effectuer des prélèvements et déterminer les causes de cette mortalité.
Les larves pourraient être mortes par asphyxie, en raison d’une baisse de la concentration en oxygène dissous dans l’eau, rapporte Mosaïque FM. Cette hypothèse doit toutefois être confirmée par les résultats des analyses en laboratoire, qui permettront de préciser les causes du phénomène.
Plusieurs facteurs peuvent entraîner une diminution de l’oxygène dans l’eau, notamment la hausse de la température, le faible renouvellement des eaux, la prolifération d’algues microscopiques et la décomposition de matières organiques.
Un précédent enregistré en octobre 2024
Cet épisode rappelle un phénomène similaire survenu en octobre 2024 dans la lagune de Bougrara, où la mort de larves et de poissons avait également été constatée. Les analyses réalisées à l’époque avaient révélé une forte concentration d’algues toxiques, associée à une consommation importante de l’oxygène présent dans l’eau.
Les résultats des nouvelles analyses seront déterminants pour établir si la mortalité observée à Hassi Jellaba est liée à un phénomène comparable ou à d’autres facteurs environnementaux.
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La lagune de Bougrara constitue un milieu important pour les activités de pêche de la région. L’identification rapide des causes de cette mortalité permettra de mieux évaluer les éventuelles conséquences sur l’écosystème lagunaire et les ressources halieutiques.