Les crevettes, habituellement considérées comme un produit relativement coûteux, attirent actuellement de nombreux consommateurs sur les marchés tunisiens. Avec des prix descendus jusqu’à 6 dinars le kilogramme dans certains points de vente, les files d’attente témoignent de l’intérêt suscité par cette baisse importante.
La chute des prix est particulièrement remarquable dans un contexte où les ménages surveillent de près leurs dépenses alimentaires. Ces derniers jours, les crevettes sont proposées à des tarifs bien inférieurs à ceux habituellement pratiqués, avec des prix pouvant varier autour de 6 à 12 dinars le kilogramme selon les marchés, la taille et la qualité du produit.
Une abondance qui fait chuter les prix
Cette baisse s’explique principalement par l’abondance des quantités disponibles. Salah Hdidar, vice-président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), a indiqué que l’intensification des opérations de pêche au chalut et la disponibilité importante du produit contribuent à alimenter les marchés. Selon ses déclarations rapportées par les médias tunisiens, plus de 350 chalutiers participent à la campagne de pêche, ouverte le 15 octobre et prévue jusqu’au 30 novembre.
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Le responsable a également évoqué les effets de la hausse de la température de l’eau de mer sur la multiplication de certaines espèces. L’absence ou la diminution des débouchés à l’exportation pour certaines catégories de crevettes contribue également à expliquer la disponibilité accrue sur le marché local.
Des prix qui pourraient rester bas jusqu’à fin novembre
L’abondance actuelle pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mois de novembre, selon les prévisions avancées par le responsable de l’UTAP. Cette évolution offrirait aux consommateurs une occasion d’acheter des produits de la mer à des prix plus accessibles.
La situation suscite toutefois des interrogations sur l’origine des crevettes commercialisées. Des spécialistes ont signalé la présence accrue d’espèces non indigènes, notamment la crevette brune nord-américaine, dans les eaux tunisiennes. Les professionnels soulignent cependant que l’abondance saisonnière des espèces locales participe également à l’offre actuelle.
Pour les consommateurs, le résultat est immédiat : un produit souvent jugé cher devient accessible à davantage de ménages. Reste à savoir si cette baisse se maintiendra après la fin de la campagne de pêche.