Les réserves en eau des barrages tunisiens ont atteint 1,075 milliard de mètres cubes au 23 octobre 2026, correspondant à un taux de remplissage de 46%, selon des données du ministère de l’Agriculture présentées par l’expert agricole Anis Ben Rayana sur Express FM.
Malgré un déficit pluviométrique enregistré au cours de la saison 2025-2026, les dernières précipitations sont encourageantes. Leur poursuite au cours des prochaines semaines reste toutefois nécessaire pour consolider les réserves hydriques du pays.
Une saison pluviométrique déficitaire
Selon les chiffres présentés par Anis Ben Rayana, les précipitations enregistrées entre le 1er septembre 2025 et le 31 août 2026 ont atteint une moyenne nationale d’environ 200 millimètres, contre une moyenne de référence de 232 mm. Cela représente près de 86% de la normale.
La situation varie sensiblement selon les régions. Le Nord-Est a enregistré des précipitations équivalant à 124% de la moyenne de référence, contre 106% dans le Nord-Ouest. Le Centre-Est a atteint 88% et le Centre-Ouest 80%.
Le déficit demeure plus marqué dans le Sud : les précipitations ont représenté 60% de la moyenne de référence dans le Sud-Ouest et seulement 53% dans le Sud-Est.
À titre de comparaison, la saison 2024-2025 avait enregistré environ 258 mm de précipitations, soit 111% de la moyenne de référence.
Des apports aux barrages en progression
Les apports en eau aux barrages ont atteint environ 1,073 milliard de mètres cubes durant la saison 2025-2026, soit près de 60% de la moyenne nationale, estimée à 1,8 milliard de mètres cubes.
Lors de la saison précédente, ces apports s’étaient élevés à 982 millions de mètres cubes, représentant environ 54% de cette moyenne.
Cette progression a été enregistrée malgré une pluviométrie moins importante que celle de la saison 2024-2025. Elle ne suffit toutefois pas à écarter les pressions qui pèsent sur les ressources hydriques.
La poursuite des pluies au cours des prochaines semaines sera déterminante pour renforcer les réserves des barrages et améliorer la disponibilité de l’eau dans les différentes régions du pays.
Lire aussi :