L’organisme de coopération francais « Expertise France » a lancé, pour le compte du ministère tunisien des Affaires culturelles, un appel d’offres international ouvert visant à sélectionner une ou plusieurs entreprises pour la réalisation des travaux de réhabilitation de l’Acropole de Byrsa et du Musée national de Carthage.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique nationale et internationale de valorisation du patrimoine archéologique de Carthage, avec l’objectif de moderniser les espaces muséaux et de les adapter aux standards internationaux, tout en améliorant l’expérience des visiteurs.
Le projet est structuré en trois lots distincts
Selon les termes de l’appel d’offres, le projet est structuré en trois lots distincts. Le premier concerne la création de réserves archéologiques modernes destinées à la conservation et à la protection des pièces patrimoniales. Le deuxième porte sur les travaux de réhabilitation, de construction et d’aménagement des espaces extérieurs ainsi que des zones vertes entourant le site historique. Le troisième lot est consacré à la scénographie et à l’équipement muséal, avec pour ambition de repenser les parcours d’exposition et d’offrir une expérience culturelle plus immersive.
Les entreprises intéressées peuvent télécharger gratuitement le cahier des charges en ligne via la plateforme française des marchés publics « PLACE ».
Une séance d’information prévue
Dans le cadre de la procédure, une visite de site facultative de l’Acropole de Byrsa, accompagnée d’une séance d’information, est prévue le 18 juin 2026 à 9h00 (heure de Tunis), afin de permettre aux candidats de mieux appréhender les spécificités techniques du projet.
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La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 10 juillet 2026.
Cette annonce n’est pas passée inaperçue
Cette annonce n’est pas passée inaperçue, notamment dans le contexte des débats récurrents sur la gouvernance des projets culturels réalisés dans le cadre de la coopération internationale. Si ce type de partenariat permet généralement de mobiliser des expertises techniques et des financements, il soulève aussi, en toile de fond, la question de la souveraineté dans la conception et la mise en œuvre de projets touchant à des sites patrimoniaux hautement symboliques.