Quelques mots entre humeur du moment et état d’âme. Je suis assis avec dans les parages immédiats, un canari qui module ses trilles et une grosse mouche qui bourdonne autour de moi.
Devant moi, une feuille pour écrire et un calendrier. Et entre mes mains, un téléphone mobile et un smartphone.
La sarabande des appels
Le téléphone vient de sonner pour une conversation de trois minutes durant laquelle deux appels entrants ont été enregistrés. À peine, je raccroche et me voici qui décroche pour deux appels au cours desquels d’autres bip viennent s’immiscer comme dans une spirale.
Entre temps, sur le smartphone, ça sautille dans tous les sens avec des interactions sur Facebook, Messenger, Whatsapp, Skype et consorts. Je jongle entre des pages professionnelles et mon propre profil et la course continue toute la sainte journée.
Ces puces qui sautillant dans tous les sens
Cerise sur le gâteau, on me demande parfois de rejoindre une réunion zoom y compris en me demandant d’adopter d’autres applications comme Meet ou Teams. Ceci dit, comme un télex muet, mon mail ne cesse pas de crépiter in petto et ajoute une couche supplémentaire à ce blitz quotidien.
N’ayant d’autre choix que d’être branché, je commence à ressentir le poids extrêmement déroutant de mon univers virtuel. Au point où j’en regrette parfois le temps où je n’avais même pas le téléphone à la maison ni d’ailleurs un téléviseur.
Digne des travaux d’Hercule
Si j’écris ces quelques lignes, c’est un peu pour exprimer un ras-le-bol et demander à mes amis si eux aussi, subissent ce pilonnage perpétuel qui empêche de se concentrer sur quoi que ce soit. Il faudrait vraiment un Hercule pour maîtriser ce flux impétueux !
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