Piqûres à répétition, soirées écourtées et invasion d’insectes volants : de nombreux habitants du Grand Tunis constatent un retour en force des moustiques et autres nuisibles. La municipalité de Tunis explique ce phénomène par des conditions climatiques favorables et la situation particulière de la sebkha Sijoumi, tout en appelant les citoyens à renforcer les mesures préventives.
Depuis plusieurs jours, les habitants du Grand Tunis font face à une présence inhabituellement importante d’insectes volants en cette fin de printemps. Dans plusieurs quartiers, les moustiques semblent avoir fait leur apparition plus tôt que les années précédentes, provoquant de nombreuses nuisances à l’approche de l’été.
Hausse des températures et taux d’humidité élevé
Invité de Mosaïque FM ce lundi 1er juin, le directeur de l’Hygiène et de la protection de l’environnement à la municipalité de Tunis, Omar Ennaifer, a expliqué que cette prolifération est directement liée à la hausse des températures et à un taux d’humidité élevé, deux facteurs particulièrement favorables à la reproduction des insectes.
Le responsable a toutefois tenu à apporter une précision importante. Selon lui, une partie des insectes actuellement observés dans le Grand Tunis ne sont pas des moustiques. Il s’agit plutôt de petits insectes volants apparentés à des moucherons ou à de petites mouches, dont l’origine se situe principalement au niveau de la sebkha Sijoumi. Contrairement aux moustiques, ces insectes ne piquent pas.
Leur présence massive cette année s’expliquerait notamment par l’étendue de la zone humide et par des conditions météorologiques favorables à leur développement.
La sebkha Sijoumi au cœur du problème
Concernant les moustiques, Omar Ennaifer a souligné que la lutte la plus efficace consiste à détruire les larves avant leur transformation en insectes adultes.
Toutefois, le niveau encore élevé des eaux dans la sebkha Sijoumi complique les opérations de traitement direct. Des travaux sont actuellement engagés afin d’améliorer l’écoulement naturel des eaux, ce qui devrait permettre de faciliter les futures interventions de lutte contre les moustiques.
En parallèle, les services municipaux poursuivent les campagnes de pulvérisation dans les zones les plus touchées ainsi que les opérations de traitement des réseaux d’assainissement.
Eliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations
La municipalité insiste néanmoins sur le fait que la lutte contre les moustiques ne peut reposer uniquement sur les interventions publiques. Le responsable a appelé les citoyens à éliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations, dans les jardins, sur les terrasses ou dans les récipients abandonnés. Une faible quantité d’eau peut suffire à créer un foyer de reproduction capable de générer un grand nombre de moustiques en quelques jours.
Interrogé sur l’éventuelle apparition de nouvelles espèces, Omar Ennaifer a précisé que les variations observées en matière de taille ou de couleur des insectes ne signifient pas nécessairement l’arrivée de nouvelles espèces, mais peuvent s’expliquer par les conditions climatiques et les cycles naturels de reproduction.
Lire aussi :