La transition énergétique revient au cœur des débats parlementaires. Le Conseil national des régions et des districts a examiné, mercredi 13 mai 2026, cinq projets de lois relatifs à des accords de concession pour la production d’électricité solaire en Tunisie.
Les projets concernent l’installation de cinq centrales photovoltaïques dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès. La capacité totale prévue atteint 598 mégawatts, pour un investissement global estimé à 1,64 milliard de dinars.
Un déficit énergétique de 11 milliards de dinars
Lors des discussions, le président de la commission de l’investissement, Bilel Saidi, a rappelé que la Tunisie fait face à un déficit énergétique évalué à 11 milliards de dinars.
Il a également souligné que le pays dépend encore à près de 65% des importations énergétiques, principalement en raison du coût élevé de la production d’électricité à partir du gaz naturel.
Selon les données présentées devant le Conseil, ces nouveaux projets devraient permettre d’augmenter progressivement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national et de réduire le coût de production de l’électricité. Le prix actuel est estimé à environ 300 millimes, avec une baisse attendue à moyen terme grâce au solaire.
Débat autour de la STEG et de la souveraineté énergétique
Les discussions ont toutefois révélé plusieurs divergences parmi les membres du Conseil. Certains élus ont plaidé pour une implication plus importante de la STEG dans le financement et la gestion des futurs projets énergétiques.
Le débat a aussi porté sur la question de la souveraineté énergétique. Certains membres ont estimé que cette notion était parfois exagérée dans le débat public, considérant que ces projets restent avantageux pour la STEG grâce aux tarifs d’achat négociés.