La France a décidé d’annuler plusieurs épreuves du brevet et du baccalauréat dans différents pays du Proche et du Moyen-Orient, ainsi qu’au Mali, en raison du contexte sécuritaire et des tensions régionales. Cette mesure exceptionnelle a été annoncée mardi 12 mai 2026 par le ministère français de l’Éducation nationale.
Sont concernés les candidats inscrits dans les établissements français homologués au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Irak, en Iran, en Israël, au Koweït, au Liban, au Qatar et au Mali, ainsi que les élèves suivant un cursus réglementé via le Centre national d’enseignement à distance (Cned).
Les moyennes annuelles remplaceront les épreuves
Selon le ministère, les élèves concernés se verront attribuer leur moyenne annuelle dans les matières touchées par cette décision.
L’annulation concerne notamment les épreuves écrites du diplôme national du brevet ; les épreuves anticipées de français, à l’écrit et à l’oral ; les épreuves de mathématiques du baccalauréat général et technologique ; les épreuves de spécialité ; l’épreuve de philosophie ; le grand oral des élèves de Terminale.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient ainsi que par la situation sécuritaire jugée critique au Mali.
Une session de remplacement prévue en septembre
Le ministère français de l’Éducation nationale a précisé que les candidats se présentant en tant que candidats libres ou sous statut individuel pourront participer à une session de remplacement programmée en septembre 2026, aussi bien pour le brevet que pour le baccalauréat.
Les autorités françaises n’excluent pas non plus d’étendre des mesures similaires à d’autres pays si les conditions locales empêchent l’organisation normale des examens, notamment en cas de fermeture des centres d’épreuves.