À l’approche de la période de l’Aïd, les prix des moutons destinés au sacrifice oscillent actuellement entre 1 300 et 1 700 dinars sur les marchés, selon le président du syndicat régional des agriculteurs de Bizerte et membre de la chambre nationale des éleveurs de bétail, Imed Wadhour.
Intervenant ce vendredi sur une radio privée, le responsable a estimé que ces niveaux de prix restent globalement “acceptables” au regard des coûts de production. Il a expliqué que le prix du kilogramme vif avoisine les 22 dinars, ce qui signifie qu’un mouton d’environ 45 kilogrammes peut atteindre entre 1 200 et 1 300 dinars, avant d’intégrer les marges liées à la commercialisation.
Des hausses plus marquées
Toutefois, au-delà du prix de la viande sur pied, certains produits dérivés utilisés dans l’élevage connaissent des hausses plus marquées. C’est notamment le cas du “kirdh”, un élément utilisé dans la gestion des troupeaux, dont le prix aurait fortement augmenté ces derniers jours. Il serait désormais vendu autour de 12 dinars, avec des pointes pouvant atteindre 17 dinars dans certaines régions du centre et du sud du pays.
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Pour Imed Wadhour, cette flambée s’explique en grande partie par la rareté du “til el rbat”, une matière essentielle utilisée pour attacher les aliments destinés au bétail. Il souligne que son prix officiel est passé de 4 680 à 4 780 millimes, mais que des circuits parallèles et des pratiques spéculatives le commercialisent jusqu’à 5 100 millimes.
Encadrer le marché et lutter contre les pratiques de spéculation
Face à cette situation, le responsable syndical appelle les autorités, notamment le ministère du Commerce et du Développement des exportations, à intervenir pour encadrer le marché et lutter contre les pratiques de spéculation, qu’il estime responsables de la pression exercée sur les coûts de production.
Alors que la demande tend à augmenter à l’approche de l’Aïd, les professionnels du secteur redoutent que les déséquilibres entre l’offre, les coûts d’alimentation animale et les circuits de distribution ne continuent d’influencer les prix sur les marchés.