La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi, de reporter au 11 mars le délibéré dans l’affaire impliquant l’ancien député du Parlement dissous et avocat Seifeddine Makhlouf. La décision intervient après la clôture de son interrogatoire et les plaidoiries de la défense. L’affaire porte sur des accusations de complot contre la sûreté intérieure de l’État.
Fin des audiences et attente du verdict
Au terme de l’audience tenue jeudi, la juridiction a annoncé la mise en délibéré de l’affaire, fixant la date du prononcé du jugement au 11 mars.
Cette décision intervient après l’achèvement de l’interrogatoire de Seifeddine Makhlouf devant la chambre correctionnelle, ainsi que l’audition des plaidoiries de ses avocats.
Les débats se sont déroulés dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des accusations de complot contre la sûreté intérieure de l’État, un chef d’inculpation relevant du droit pénal tunisien et souvent associé aux affaires liées à la sécurité nationale.
L’affaire concerne un jugement rendu payant condamné par défaut Seifeddine Makhlouf à cinq ans de prison ferme pour des accusations de complot contre la sécurité intérieure de l’État.
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Conformément à la procédure, l’ancien député a formé opposition à cette décision, ce qui entraîne la réouverture du dossier et la tenue d’un nouveau procès en sa présence.
Une figure politique controversée
Ancien député du Parlement dissous, Seifeddine Makhlouf est également avocat et ancien dirigeant du parti islamo-conservateur Coalition Al Karama.
Son parcours politique a été marqué par plusieurs confrontations avec les institutions judiciaires et sécuritaires, notamment après la suspension puis la dissolution du Parlement tunisien.