La situation dans le Golfe persique est restée extrêmement tendue dimanche 1ᵉʳ mars 2026, avec de nouvelles explosions entendues à Dubaï, Doha et Manama, résultant d’une seconde journée d’attaques attribuées à l’Iran en riposte aux frappes américano-israéliennes contre des positions iraniennes dans les jours précédents.
Selon des journalistes d’AFP, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes du Golfe, notamment à Dubaï aux Émirats arabes unis et à Doha au Qatar, où de colonnes de fumée ont été observées à l’horizon. Ces explosions interviennent après une première vague de missiles et de drones iraniens qui ont frappé samedi des infrastructures civiles et militaires dans plusieurs États du Golfe, y compris à Abu Dhabi.
Les attaques ont touché des points stratégiques
Dans les Émirats arabes unis, les attaques ont touché des points stratégiques comme l’aéroport international de Dubaï et des zones résidentielles proches de Palm Jumeirah, provoquant des blessures et des perturbations importantes du trafic aérien et terrestre.
Au Qatar, les autorités ont déclaré que la plupart des missiles iraniens visant le pays avaient été interceptés, mais certains fragments ont causé des dégâts matériels et des blessés à Doha, y compris autour de la base aérienne d’Al-Udeid, qui accueille des forces américaines et alliées.
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Dans la capitale bahreïnie de Manama, de nouvelles explosions ont également été entendues dimanche matin après les attaques de la veille, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.
Par contraste, le Sultanat d’Oman n’a pas été directement visé par ces attaques, et Muscat semble pour l’heure épargné par les frappes, bien que l’augmentation générale de la tension pèse sur l’ensemble des États riverains du Golfe.
Série de frappes menées par les États-Unis et Israël
La riposte iranienne fait suite à une série de frappes menées par les États-Unis et Israël contre des installations en Iran, un cycle de violence qui a culminé ces derniers jours et mis en lumière les risques d’une escalade régionale majeure.
Face à ces événements, plusieurs pays du Golfe ont fermé ou restreint leur espace aérien par précaution, affectant les vols commerciaux de Qatar Airways, Emirates et d’autres compagnies régionales, tandis que les autorités appellent à la vigilance sans céder à la panique.