Tunisie : Brillants, mais privés de couronnement…

Les collèges pilotes, un espoir de grande consécration pour les jeunes

Maintenant que tous les examens et de tous les niveaux ont pris fin, c’est une certaine amertume qui prévaut chez bon nombre de nos apprenants, du plus bas âge jusqu’aux bacheliers et autres candidats aux diplômes supérieurs.

Cela est dû essentiellement au système d’orientation qui, « automatiquement » procède à une sélection systématique entre les différents prétendants à des études approfondies.

Et ce sont particulièrement les « néophytes » candidats aux collèges pilotes, nos élèves de la « Sixième » qui en souffrent le plus. C’est en raison des quotas alloués à chaque collège pilote à travers le pays, et de là, le nombre de places disponibles au niveau national qui va priver un certain nombre d’élèves de poursuivre leurs études dans ces collèges et parmi leur camarades brillants.

La capacité d’accueil étant fixé à 3100 postes pour la prochaine année scolaire 2022-2023, des élèves ayant obtenu plus de 15/20 de moyenne générale au concours d’admission aux collèges pilotes n’ont pas été retenus pour en faire partie. L’admission à ces postes se faisant par ordre de mérite, selon la moyenne obtenue.

C’est frustrant : leur déception est très grande, l’amertume aussi de se trouver écartés de cette « consécration », après une année de labeur et de sacrifices. Leurs pleurs en disent long sur leur état psychologique et moral.

Bien que le système tel que adopté par les collèges pilotes reposent sur le régime du pensionnat complet et de la demi-pension, le ministère de l’Education ne pourra-t-il pas trouver une solution profitable à ces tout jeunes lauréats en augmentant le nombre de classes (et de postes donc) ?

Avec l’engagement, de leur part, d’assumer les exigences d’un tel système, la demi-pension et les déplacements obligés en cas d’orientation vers un collège distant du lieu de résidence…

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