Tunisie : 159 établissements publics concernés par la grève générale

Dans l’optique de la grève générale dans le secteur public, qui aura lieu demain, jeudi 16 juin 2022, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a publié la liste des établissements publics concernés par ce mouvement.

Une liste qui comprend 159 établissements publics dont les entreprises de transport (Transtu, SNCFT, Tunisair, CTN, etc.), la STEG, la SONEDE, Tunisie Telecom, l’Onas, les aéroports, les ports, la CNAM, la CNRPS, la CNSS, la Pharmacie centrale, l’Agence TAP, la Radio nationale, la Télévision tunisienne, la Compagnie des Phosphates de Gafsa, etc…

L’UGTT rappelle toutefois qu’un service minimum sera assuré dans les centres névralgiques.

Dans la foulée de son communiqué, l’UGTT a rappelé ses revendications, soit : le démarrage des pourparlers sociaux afin de restaurer le pouvoir d’achat, l’annulation de la cotisation des 1% pour les employés du public et le lancement des réformes dans les entreprises publiques.

Les revendications

Rappelons que cette grève a été décidée afin de réclamer un certain nombre de revendications.

Celles-ci concernent la suppression de la circulaire 20 du 9 décembre 2021, l’application de tous les accords signés, le lancement immédiat de négociations sociales visant à restaurer le pouvoir d’achat, les réformes urgentes des établissements et des institutions publiques, sans le recours à la privatisation, partielle ou totale.

L’UGTT revendique également l’annulation de la participation solidaire de 1% et la finalisation des négociations sur la loi régissant les agents des établissements et des structures publiques.

Recours à la « réquisition » pour un service minimum

Suite au maintien de la grève et attendu que de nombreux secteurs seront paralysés, le gouvernement envisage, par ailleurs de recourir à la réquisition. C’est ce qu’a laissé entendre Nasreddine Nsibi, porte-parole du gouvernement.

« Si la grève générale dans le secteur public est maintenue, le gouvernement aura recours à la réquisition, afin d’assurer le service minimum pour les citoyens », a-t-il notamment déclaré.

Les revendications de l’UGTT s’élèvent à un milliard de dinars

Nasreddine Nsibi a, par ailleurs fait savoir que la partie gouvernementale avait convenu avec la partie syndicale depuis la réunion de la commission mixte 5+5 en mai dernier, de l’application des conventions financières, dont le montant total est estimé à 1000 millions de dinars, sur une période de trois ans. « On ne peut pas assurer cette somme avant 2024 », a-t-il expliqué.

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